
Je dois vous l’avouer : le Dark Reign, j’en avais rien à foutre. Des Dark Avengers tout pourris, un Venom qui se tenait trop bien, un Bulleye habillé en Hawkeye, un Norman Osborn mort qui revient sur une galipette scénaristique sans fondement, bref, c’était naze. Pourtant, Siege m’a interessé de loin, car il sonnait la fin de cette ère sans âme. Puis le mois dernier, chez Comics Culture, j’ai pris le 1er numéro. J’ai d’abord été soufflé par le dessin d’Olivier Coipel : magnifique. Olivier Coipel est aujourd’hui le patron, celui qu’on met sur les séries qui se vendent, il a fait de House of M et Thor des succès, il retourne le Marvel Universe avec Siege, et les autres dessinateurs se mettent à le copier, il a inspiré Billy Tan qu’on croyait perdu à jamais dans le médiocre (ses Thor sont sublimes), et des mecs comme Jim Cheung prennent le meilleur de lui pour coller le plus possible à son trait.
Dans Siege, Bendis met un point virgule à 5 ans de reigne sur la franchise Avengers. On a eu l’habitude de le voir tartiner des histoires courtes en arcs de 6 à 8 épisodes, ici il va à l’essentiel : Il a 4 numéros pour terminer ce qu’il a commencé, et c’est magnifique, fort, rapide, efficace. Siege, c’est tout ce qu’on a aimé dans les comics depuis qu’on est tombé dedans : de l’héroisme, un danger, une alliance entre héros, du courage, de la bravitude, et l’essence même de ce qu’on aime dans les vrais crossovers qui ont un sens : « Ensemble, on est plus fort, combattons le mal à la racine ».
Dans Siege, les héros s’unissent autour de Steve Rogers, véritable patron lui aussi, pour mettre fin au Dark Reign, et aux mensonges de Norman Osborn. Les Dark Avengers attaquent Asgard, et les Vengeurs vont aller se battre pour aider leurs amis et rétablir l’ordre. Siege, c’est de l’héroisme pur, c’est le pied total, c’est aussi bon que le 1er Secret War, que les épisodes d’Asgard de Claremont et Adams, qu’Inferno, c’est le kiff ultime.
Comme vous le voyez, j’ai pris un plaisir immense à lire Siege, d’autant que le second est sorti cette semaine. Un numéro incroyable, qui ose des chose qu’on ne voit pas souvent dans le Marvel Universe. Siege #2, c’est du très grand Bendis, et c’est surtout un Olivier Coipel au sommet de son art : chaque page est un délice de beauté, de story-telling et d’energie : il est doué, il est grand, c’est LA STAR que le comics attendait.
Le propre des comics, c’est donner envie aux fans de savoir ce qui va se passer, et l’excitation de l’attente du prochain numéro. Quand on referme Siege #2, on crêve d’envie de lire Siege #3. On ne veut pas que ca s’arrete, parce que c’est trop bon.
Lisez Siege, c’est de la bombe atomique.