Dimanche 6 juillet 2008

Après 4 numéros qui ont fait couler beaucoup d'encre, débute ce mois-ci The Death of The Invisible Woman, le 5ème épisode de Mark Millar et Bryan Hitch, premier d'un nouvel Arc. Doom frappe à la porte comme d'habitude pour demander de l'aide à Reed, Ben Grimm le reçoit comme il peut, et subit l'attaque de New Defenders. La suite, je vous laisse la découvrir en lisant cet excellent épisode.

Bryan Hitch s'est approprié les personnages, la Chose est sublime, et Doom est magnifique. J'aime ce que fais Millar : il apporte un vent nouveau à l'histoire, de nouveau personnages, et de nouveaux rebondissements. Sans dévoiler le cliffhanger, le personnage qui fait son apparition à la fin est pour moi la meilleur façon de l'écrire, ca me rappelle d'émouvants souvenirs, et une époque des comics que j'ai adoré.

Fantastic Four est frais comme la rosée (le rosé ?), de loin ce que j'ai lu de mieux ce mois-ci. Vivement la suite. Nous sommes gattés, il reste 13 numéros.

par Thomas Rivière publié dans : Lectures
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Samedi 5 juillet 2008

 



Ultimates 3.4 est en rayon depuis 10 jours, et je l'ai enfin lu. J'étais très excité à l'idée de lire cette série en général. La suite d'une série culte, le retour de Mad, tout était là pour que ca marche. Et puis la maxi-série fleuve s'est transformée en une mini série de 5, Loeb et Mad ont cassé le mythe, la série aurait de s'appeler autrement. Et puis Mad a mis 2 ans à dessiner 4 numéros (quand aurons nous le 5 ?), alors la joie est encore plus retombée. Fiasco éditiorial comme Quesada sait les faire, la série culte ne l'est plus, Ultimates 3 est un What if, rien d'autre.

Et pourtant, en lisant ce 4ème épisode, on est surpris. Joe Madureira est époustouflant, et l'histoire est plaisante à lire. Seul hic, ce n'est plus les Ultimates, c'est les vengeurs d'autrefois (avant les New), mais en plus musclés. Encore une fois, la série aurait du s'appeler autrement et integrer le Marvel Universe. Un beau gachis quand on a Loeb (capable du pir et du meilleur) et Mad, une des meilleures choses qui soit arrivé au dessin de manière générale depuis 15 ans. Ultimates 3 se lit, mais ne restera pas dans la légende. C'est un rendez-vous manqué, sur un univers qui vit ses dernières heures, que l'on oubliera comme on a oublié 2099. Une parenthèse qui se ferme avec un arrière gout de vomi. Un beau gachis.

Rendez nous Joe Madureira, ressortez le HC Battle Chasers chez icon, et laissez lui faire un numéro par an, qu'il s'amuse, qu'il nous régale.

par Thomas Rivière publié dans : Lectures
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Vendredi 4 juillet 2008


Il est de comics qui feront date : Astonishing X-Men en est un. On attendait beaucoup de cette troisième saison, Warren Ellis et Simone Bianchi ont été au rendez-vous, c'est brillant. L'histoire prend son temps (ils sont là 12 mois) et priorise la mise en place des personnages (Arrivée d'Armor dans l'équipe, retour de Tornade...), les dialogues sont brillants comme toujours chez Warren Ellis, et les dessins de Bianchi sont absolument magnifiques. Un sans faute pour cette série qui arrive à faire toujours mieux, on oublie les derniers épisodes un peu en dessous de Whedon et Cassaday, Astonishing va nous offrir deux années de bonheur (il faudra au moins ça à Bianchi pour dessiner 12 numéros), ne ratez pas le train en marche, c'est du bonheur.

par Thomas Rivière publié dans : Lectures
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Lundi 16 juin 2008
Heart of ice reprend les épisodes 18 à 24 de l'excellente série X-Factor menée de main de maitre par Peter David (à peu près là où on en est dans Astonishing en vf). 3 épisodes dynamiquement illustrés par Khoi Pham concluent l'arc opposant l'équipe de Madrox à celle de Quicksilver. L'occasion de retrouver quelques vieilles connaissances comme Marrow et le Blob. Le récit est vif comme le dessin, plus d'action que pendant les 17 premiers épisodes réunis. Les personnages sont laissés un peu de coté, mais repris en main dans l'arc suivant. Peter David fait ce qu'il fait le mieux : développer les relations au sein de l'équipe pendant qu'une menace ourdie par un mystérieux méchant manipulateur se fait jour. Layla Miller en fuite, Syren et Monet embarquée dans une histoire avec des enfants chanteurs de White Metal aux textes anti-mutants, Rictor et Rhane qui se rapprochent, et Madrox et Guido un peu plus en retrait que dans le tome précédant, tout cela est intelligement agencé, et l'action est cette fois-ci distillée de manière plus régulière. Coté dessin c'est Pablo Raimondi qui revient, et on constate une vraie progression dans les expressions et les compositions des planches. Encore quelques disproportions maladroites par moments, mais rien qui ne nuisent au plaisir de la lecture. L'arc se termine un peu vite, il fallait conclure avant le Messiah Complex qui commence dans le #25. Un 4ème tome qui complète deux ans de publication de qualité sur un titre à découvrir absolument si ça n'est pas encore fait.

par Alexandre Bouscary publié dans : Lectures
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Dimanche 15 juin 2008


4 ans et 25 numéros après le lancement en fanfare d'Astonsihing X-Men, le run de Whedon et Cassaday prend enfin fin dans une indifférence soignée et un bouquet final aux allures de fourre-tout. Ce run, qui devait se terminer avant le lancement de Messiah Complex ne reserve aucune surprise, mais confirme la lassitude des derniers mois : les 12 premiers numéros étaient bons, les 13 suivants, longs. 

Fatigués, Whedon et Cassaday, on ne les jamais vu aussi peu créatifs et pressés d'en finir, la punition a duré trop longtemps, et on sent à la lecture que l'envie n'est plus là. Whedon part en soignant ses dialogues une dernière fois, et part la tête haute, John Cassaday, autrefois superstar en a trop fait, son dessin a baissé, il a besoin de vacances, et d'un second souffle pour rebondir. Peu d'artistes dessinent 25 épisodes d'une séries à notre époque, maintenant on sait qu'ils font mieux, de temps en temps le talent se dilue dans l'attente et l'ennuie.

Un chapitre se ferme sur le compte de résultat de Marvel, un autre s'ouvre le mois prochain avec l'arrivée de Warren Ellis et Simone Bianchi, avec attente et espoir d'un regain d'idées nouvelles, et une confiance toute acquise à Ellis : il y a plus d'idées dans sa liste de course que dans le dernier arc de Whedon, donc nous pouvons dormir sur nos deux oreilles. Ceux qui ont lu Nextwave et Planetary savent.

par Thomas Rivière publié dans : Lectures
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Samedi 14 juin 2008


Fin du premier arc de Fantastic Four par Millar et Hitch, et l'heure du premier bilan pour cette série qui a du mal à trouver son public, mais qui devrait sans nul doute trouver un second souffle dès ce mois-ci avec la sortie du #558 et l'arrivée de Dr Doom dans les pages du mensuel.

Que faut-il retenir de cet arc ? Cette histoire de robots géants tout droit tirés d'un mauvais Meka Manga n'a pas séduit les fans, je le comprends, elle était capilotractée, et très peu à propos dans un comics FF, surtout pour un premier chapire de mise en bouche, finalement indgèste.

C'est d'ailleurs le seul reproche que j'ai à faire au duo Millar/Hitch, puisque le reste est un bonbon haribo qu'on déguste sans faim : Les personnages sont très bien écrits, ils sont sensibles et plein d'humanité, certains passages sont brillants, la fin du chapitre tout simplement charmante (la scène avec Reed et Sue). Un modèle du genre en terme de scénario et de personnification.

Après presque 100 pages, les bases sont solides, et le run sera exceptionel, on attend la suite avec impatience, on sent que les choses vont monter crescendo, ca se verra sur le top 300 et sur nos yeux en le lisant, c'est une certitude.

par Thomas Rivière publié dans : Lectures
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Dimanche 8 juin 2008
On en avait parlé avant sa sortie, maintenant que nous l'avons entre les mains, que dire du The New Mutants Classic 3 ? D'abord quel plaisir de retrouver ces épisodes réunis, quand Chris Claremont développait finement ses intrigues et ses personnages, au risque de les faire un peu trop parler, ce qui empiète sur le travail de Bill Sienkiewicz. Car la véritable pépite de ce recueil c'est évidemment l'artiste au travail, l'affirmation de son style sur une série mainstream, qui à fait grincer beaucoup de dents frileuses à l'époque. Au delà de la nostalgie, c'est un véritable régal esthétique ; les mouvements, les visages, la composition des planches, le trait, tout concourt à faire vivre à merveille les personnages. On pourra au passage profiter des couvertures peintes, toujours pas Sienki', y compris celle de l'Annual #1 dessiné par Bob McLeod qui vient un peu gacher la fête, et surtout la belle unité graphique de ce tome, que l'on aurait aimé avoir en HardCover (plus beau, plus grand). En espérant que Panini sorte la série en intégrales pour que tout le monde puisse en profiter.

par Alexandre Bouscary publié dans : Lectures
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Mercredi 4 juin 2008


Le 3ème numéro de la meilleure série de l'année sort aujourd'hui, je l'ai lu pour vous sur un PDF crasseux, et tout ce que je peux dire, c'est que c'est de mieux en mieux. L'histoire évolue dans le bon sens, Kick-Ass devient la star du net qu'il devait être suite à son combat de rue filmé sur portable. Dave doit alors gérer la popularité de son personnage, mais aussi regler quelques détails de sa vie perso, la popularité rend son existence compliqué, et les situations dans lesquels ils se met laisse courrir un maximum de rumeurs, une allégorie sur la vie des People, sur les informations qu'on contrôle et celles qu'on ne contôle pas.

John Romita Jr offre une nouvelle fois un spectacle grandiose, Kick-Ass est son bébé, il le soigne : quand un comics est là pour rester, il faut qu'il brille comme une Mustang bichonnée au Polish. Dommage que son run à venir sur Amazing Spider-Man l'oblige à mettre entre parenthèse Kick-Ass, le #4 devrait sortir le 9 Juillet, le #5 le 10 septembre, et le #6 le 12 Novembre !!!

Ma seule crainte par rapport à ce titre, c'est de savoir comment il va vieillir. On le sait, Mark Millar adorer dater ses comics en faisant des références à la pop culture (Il parlait de Digimon dans Ultimate X-Men, de Shannon Elisabeth dans The Ultimates...). Dans Kick-Ass, il parle de YouTube, de Buffy, Scrubs et j'en passe. Quand on relit Watchmen ou DKR aujourd'hui, a-ton ce genre d'anachronisme. Un récit éternel doit pouvoir se lire et se comprendre à chaque époque, sans qu'on ait à faire l'effort de reflechir sur un truc aussi bête que "c'est quoi déjà un Pokemon ?". Nous verrons ce que l'histoire fera de ce récit, en attendant, j'ai bien peur qu'en voulant faire plaisir aux lecteurs (pus facile de faire une réference à Spider-Man qu'à Victor Hugo), Millar n'écrivre qu'au présent des choses qui pourraient paraitre obsolètes dans quelques années. 

 

par Thomas Rivière publié dans : Lectures
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Lundi 26 mai 2008


Celà fait maintenant 20 ans que je lis les X-Men, connu toutes les époques, lu beaucoup de choses, et subit un grand nombre d'entres elles. J'ai survecu à Fabian Nicieza, supporté les retours de Claremont, fait l'impasse sur Chuck Austen. J'ai adoré y lire Joe Kelly, Steve T. Seagle et Grant Morrison (au début), je suis tombé dans le panneau Whedon, j'ai soutenu Brubaker et Carrey depuis leurs débuts, et j'en passe. 20 ans de bas plus que de hauts, et toujours ce sentiment que la sauce était ratée. Et puis vînt Messiah Complex.

Messiah Complex est un crossover X-Men à l'ancienne sur les modèles d'X-Cutioner Song, Phalanx Covenant ou X-Tinction Agenda où les séries s'entrecroisent et se rencontrent, mais ou chaque équipe en place (dessinateur/scénariste) reste à sa place, en opposition à House of M et Civil War qui sont traités à part.

Messiah Complex raconte l'histoire de la naissance du premier mutant né après le M-Day (post House of M), et de la course qui oppose les X-Men et les Maraudeurs pour le récuperer. Trahison, retournement de situation, tout est fait pour brouiller les pistes, et le récit n'en est que plus passionant. Parce que le + de ce crossover, c'est avant tout son écriture. Tout comme les séries TV ont su évoluer, les X-Men ont fait un grand pas avec Messiah Complex. Fini l'histoire linéaire qui suit un groupe de héros, les enseignements pris avec Heroes, Lost ou encore Grey's Anatomy payent : l'action est multiple, les histoires s'enchainent et s'empilent, il n'y a plus de seconds rôles mais des dizaines de premiers rôles : une écriture complexe et dynamique pour un maximum de sensations. Vous l'aurez compris, Messiah Complex est une réussite éditoriale et scénaristique, je suis officiellement réconcilié avec les X-Men.

Coté dessin, c'est pas la même. Si Humberto Ramos et Chris Bachalo n'ont jamais été aussi bons sur les X-Men (un chant du cygne réussi), je dois dire que le reste est décevant. Scot Eaton dessine un premier épisode correct mais ne peut maintenir la qualité tout au long de son "run", et Billy Tan, démissionaire, ne fait même plus l'effort. Chaque crossover a sa brebie galeuse, c'était Jon Bogdanove sur X-Tinction Agenda, on a trouvé le notre. Enfin, dans l'épisode introductif, Mark Silvestri séduit : il est bien meilleur que sur les derniers travaux qu'on lui avait confié, il maitrise.

Messiah Complex est donc un nouveau départ pour les X-Men, qu'on espère aussi inspirés sur Uncanny dans les mois à venir (dès le #500), la série peut enfin revendiquer (et profiter de) sa multitude de personnages afin de mieux les exploiter, on attend la suite avec impatience.

par Thomas Rivière publié dans : Lectures
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Vendredi 23 mai 2008


Celà fait maintenant 2 ans qu'Ed Brubaker est aux commandes de Daredevil, et le constat est sans appel : c'est excellent. Bendis a eu son heure de gloire sur la série avant de sombrer dans la facilité (ses derniers arcs étaient bof bof), pour le moment Bru fait un sans faute. L'histoire est passionante, bien construite, bien écrite, les personnages sont magnifiquement utilisés, c'est du grand art. Dans ce tome, on suit Matt Murdock qui se bat pour guerrir Mila, sa femme, victime des ennemis de Daredevil. Les pages se dévorent, le plaisir de lecture est infini, c'est grandiose. Michael Lark au dessin st une des raisons de ce succès, son dessin est superbe, un véritable artiste. L'épisode #100 est un bijou, Gene Colan et John Romita Sr (entres autres) sont de la fête, c'est un feu d'artifices. A lire absolument. 

par Comics Place publié dans : Lectures
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Lundi 19 mai 2008
On vous a beaucoup parlé de Glamourpuss avant sa sortie, maintenant que nous l'avons lu, qu'en dire ? Dave Sim nous propose 19 pages de "jolies adolescentes dans son meilleur style photoréaliste, façon Al Williamson". Les cases sont des reproductions de strip de ce dernier, mais aussi de John Prentice, d'Alex Raymond et de photos de magazines de mode. Vibrant hommage à Alex Raymond par l'intermédiaire des narratifs et des reproductions de cases qui visiblement ont fascinées l'auteur. Ici, pas de récit développé, plutôt l'origine du projet, en lieu et place des origines d'éventuels personnages récurrents. Il est un peu tôt pour se faire une idée sur ce titre, tant ce premier numéro est déconcertant et surprenant. En tout cas c'est très beau, excellement bien encré (même si Dave Sim se place fréquemment en dessous des idoles citées), et l'analyse de style est souvent bien sentie. L'hommage sincère à quelques maîtres du comic strip et quelques références nourrissent la lecture. Le sentiment d'avoir lu un bon one-shot et de ne rien attendre par la suite est malheureusement présent, attendons juillet pour voir ce que le deuxième numéro nous réserve.
par Alexandre Bouscary publié dans : Lectures
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Mercredi 14 mai 2008


Ce matin, j'ai reçu (et lu) mon TPB de Dynamo 5 commandé chez The Book Depository pour moins de 6€. Je ne savais rien de cette série, à part que j'aime beaucoup ce que fait Jay Faerber (Noble Causes), et qu'à ce prix, là, je ne prennais pas beaucoup de risques. Le verdict ? Plutôt bon.

Dynamo 5 raconte l'histoire des 5 enfants de Captain Dynamo, N-ième clone de Superman (Faerber ne s'en cache pas, et ce dès la première page), mort a combat. Ses 5 enfants ont chacun récuperé un de ces pouvoirs, ensemble ils forment Dynamo 5, un groupe un peu branlant qui apprendra à se connaitre et à maitrisé ses pouvoirs. Si le cadre reste classique, c'est dans la forme que ce comics détonne : Jay Faerber est un excellent scénariste sous exploité, aussi créatif que Mark Millar, et certainement moins fatigué que Brian Bendis. A titre de comparaison, je dirais que Noble Causes est le New Avengers de Faerber, et que Dynamo 5 est son Ultimates. Bien écrit, drôle, inventif, cet auteur est un maitre de la comédie, du soap et du genre super héros. Ses personnages sont attachants, ses histoires bien construites (ca se lit rapidement et avec beaucoup de plaisir). Dynamo 5 est à conseiller, à découvrir, et à lire, le TPB contient les 7 premiers épisodes, vu que le #15 a été sollicité pour Juillet, le second tome ne devrait pas tarder, yummy.

Coté dessin, c'est une révélation : Mahmud A. Asrar est une découverte, un auteur à suivre, un peu l'enfant caché de Carlos Pacheco et Tom Raney, il rappelle d'ailleurs beaucoup le style de ce dernier, en plus jeune, plus frais, plus dynamique. Un dessinateur à surveiller comme le lait sur le feu, son nom n'a pas fini de remplir nos collonnes.

Dynamo 5 est une excellent récit d'aventure et de Super-Héros moderne, à classer à coté d'Invincible dans votre collection, un nouveau coup de mâître pour Jay Faerber qui nous prouve une fois de plus l'étendue de son talent.

par Thomas Rivière publié dans : Lectures
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Mardi 13 mai 2008


Il n'y a pas que Walking Dead qui parle de Zombies. Le genre est revenu depuis quelques années au cinéma et dans les comics, grâce à George A. Romero, Steve Niles et Robert Kirkman, et il a fait des petits : chaque éditeur veut ses Zombies, et il n'y en aura pas pour tout le monde.

Remains a été publié en 2004 chez IDW et en 2005 chez Angle Comics (Bamboo), c'est une mini-série en 5 parties scénarisée par Steve Niles et dessinée par Kieron Dwyer (autrefois gendre de John Byrne parait-il) à qui ont doit quelques épisodes des Avengers (parus en 2003). L'idée de départ, un incident nucléaire fait naitre une armée de Zombies, les deux derniers survivants de Reno, dans le Nevada, un croupier et une Serveuse-Stripper vont devoir survivre ensemble et surtout s'entendre.

Le scénario est classique mais très plaisant, les répliques sont bonnes, et l'univers mis en place est particulirement facile d'accès. La mini rappelle The Walking Dead par endroits, sans jamais dépasser le maitre Kirkman (beaucoup de similitudes tout de même). Le dessin est vraiment stylisé, c'est un nouveau Kieron Dwyer que l'on découvre, différent de ce qu'on a vu de lui chez Marvel. Si certainnes pages sont un peu baclées, son trait dynamique rend le récit très vivant, c'est une agréable surprise.

Remains est un très bon excercice de style, plutôt réussi, que je vous invite à découvrir, une agréable surprise pour les fans du genre (et il y en a).

par Thomas Rivière publié dans : Lectures
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Lundi 12 mai 2008


Ce week-end j'ai lu le second Hard-Cover New Avengers regroupant les épisodes 10 à 20 ainsi que l'annual de Coipel et quelques pages du Giant Size Spider-Woman dessiné par Rick Mays, le tout scénarisé par l'inusable Brian Bendis. J'avais bien aimé les 6 premiers épisodes, bonne présentation de la situation de la part de Bendis, j'avais moins aimé les 4 suivants, trop loufoques et trop private joke pour m'interesser, et ce malgré les magnifiques pages de Steve McNiven, c'est la faute de Sentry, il a tout gaché.

Ce volume 2 voit le retour de Dave Finch tour à tour appliqué, puis soudain trop brouillon, tombant dans la facilité de ce qui fait ses défauts (les visages sont ratés), c'est irrégulier mais correct. L'histoire de Bendis avec l'arrivée d'Echo dans l'équipe est bonne, il tisse la personnalité de Spider-Woman, les bases sont posées.

Les quelques pages de Rick Mays sont bonnes, un artiste trop rare qu'on aimerait bien voir plus souvent. C'est ensuite que tout se complique : l'arrivée de Frank Cho. Autant ses Mighty Avengers étaient sympathique,s autant ses premiers pas chez les Vengeurs frôlent la correctionelle : aucun décors, des personnages laids (regardez son Captain America), des perspectives douteuses, des pages vides, sans âme, c'est un travail baclé et absolument pas professionel, moi qui aime le style de Cho (j'ai tout ses art-books, ses Liberty Meadows...), j'ai été déçu, c'est pas du beau boulot. L'histoire en deux parties sur Spider-Woman prend la suite de l'intrigue débutée dans l'arc précedant, c'est tout à fait correct.

Steve McNiven revient cabotiner sur un numéro d'introduction au chapitre suivant, il ne dessine malheureusement pas les Vengeurs, mais un simple épisode dans l'Helicarrier du Shield, c'est toujours un plaisir de voir du McNiven. Arrive ensuite Mike Deodato JR, qui signe 4 épisodes d'une laideur absolue, torchés en un week-end, qui font passer David Finch pour Michel-Ange : c'est absolument nullissime. New Avengers avait été lancé dans une démarche qualité de la part de Marvel, signant les meilleurs dessinateurs, et on se retrouve avec le Deodato le plus mal inspiré de sa carrière (il a fait de bonnes choses, sur Hulk par exemple), dans des pages hideuses qui rappellent les Avengers des années 90, ceux que personne ne lisaient. C'est à se demander pourquoi et comment les fans n'ont pas quitté la série à ce moment là, tellement c'est laid. Je ne peux pas vous parler de l'histoire, je ne l'ai pas lu, ca faisait trop mal aux yeux.

Le HC se termine avec l'annual d'Olivier Coipel, très mal encré, et que l'on a connu plus inspiré (sur Thor). Son épisode ressemble à une commande rapidement executée.

New Avengers était parti avec de bonnes résolutions. Des grands auteurs, l'envie de faire table rase sur le passé, et l'envie de concurrencer The Ultimates à distance, après 20 numéros, on est encore loin du travail de Millar et Hitch sur la série. Bendis reste dans l'annecdote au lieu de proposer des grandes sagas mémorables, les dessinateurs valsent, c'est assez haché, et finalement décevant. A ce demander si je vais acheter le 3ème HC, l'arrivée de Leinil Yu au dessin pourrait me donner envie d'en lire plus (après c'est Billy Tan). Nous verrons bien.

par Thomas Rivière publié dans : Lectures
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Jeudi 1 mai 2008



(Attention Spoiler)

On a tout dit, tout lu, tout entendu sur One More Day, le story-arc de Joe Quesada en 4 parties qui a fait du bruit à la fin de l'année dernière, pour ses conséquences éditoriales ainsi que pour son contenu en lui-même, visant à effaçer d'un trait les 20 dernières années du tisseur, et donc le travail de personnes qui nous ont fait aimé Spidey : Todd McFarlane, Erik Larsen, John Romita Jr, Paul Jenkins, Humberto Ramos, Mark Buckingham et j'en passe.

J'ai acheté le Premiere HC de One More Day cette semaine, avant tout pour le dessin de Quesada, splendide, impériale et majestueux, le garçon sait y faire. Avant de le lire, j'étais assez contre le principe qui a valu à JMS son bon de sortie. Passer l'éponge sur les 20 dernières années de Peter Parker, le faire redevenir célibataire, faire revenir Flash et Harry, je trouvais ça juste idiot.

Et puis je l'ai lu.

Que faut-il en penser ? Bah que Quesada sait y faire, que c'est bien amené, bien écrit, bien construit, et que malgré ce sentiment que Marvel s'est foutu de nous ("Merci d'avoir acheté Spider-Man pendant 20 ans, on efface tout"), One More Day est un excellent arc, peut-être le meilleur de JMS. Tout y est, on passe par un arc-en-ciel de sentiments, on dévore les pages, on veut connaitre la fin, savoir ce qu'il va se passer et comment Peter va y arriver. C'est beau, c'est triste, c'est un peu comme la vie, une parabole sur les choix que font les adultes pour proteger les gens qu'ils aiment, une déclaration d'amour avec des larmes aux coins de yeux. Quesada voulait que Peter Parker redevienne innoçent, voilà qu'il n'a jamais été aussi adulte dans ses choix et son sens des résponsabilités.

One More Day est un modern classic qui m'a surpris et qui m'a donné envie d'en lire plus, Steve McNiven, Chris Bachalo et John Romita Jr arriveront certainement à me faire revenir, à moins que leurs arcs soient regroupés dans les mêmes TPB que les horreurs signées Larroca et Jimenez, malheureusement, je crois bien que c'est le cas.

par Thomas Rivière publié dans : Lectures
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Mercredi 30 avril 2008


Warren Ellis est certainement le meilleur scénariste de ces 10 dernières années, il a su durer, et il nous a toujours supris. Si on connais surtout ses Transmet, Stormwatch, Authority et Planetary, Ellis a aussi son jardin secret chez Avatar où il écrit depuis des années des comics différents, moins mainsteam, comme Freak Angels, un web-comics disponible gratuitement et exclusivement sur le net à raison de 6 pages par semaine (dejà 11 épisodes disponibles). Warren Ellis y parle d'un Londres post-apocalyptique et d'enfants mystérieux, le tout dessiné par un Paul Duffield, jeune auteur au talent prometeur, et surtout très productif (ses premières pages sont sublimes, les deadlines ont en revanche raison de sa qualité sur la longueur). C'est appliqué, brillant et novateur, Ellis prend son temps pour mettre en place ses personnages, il nous surprend, et on se met à esperer un joli TPB dans les mois à venir. Déjà 66 pages, on veut la suite.

Pour lire Freak Angels.

par Thomas Rivière publié dans : Lectures
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Dimanche 13 avril 2008

Déjà 3 numéros de Fantastic Four Version Millar & Hitch sont parus, l'occasion de faire un premier bilan et de voir ensemble si le titre tient toutes ses promesses.

Sans raconter l'histoire ni spoiler les fans francophones qui n'ont pas encore eu le plaisir de lire ce premier arc (qui comptera 4 épisodes), nous pouvons dire que Millar a su construire de solides bases à son run : voyages cosmiques, découverte d'un nouveau monde, de nouveaux personnages, du old school, chaque personnages a droit à son heure de gloire, et à sa petite histoire en parallèle à la grande saga qui se dessine. On sent Millar à l'aise, il étonne, et nous rappelle ses années Authority que nous sommes beaucoup à avoir adoré, bref, c'est du très bon.

Coté dessin, Hitch fait encore une fois des merveilles, ses personnages sont beaux, ses filles sont sexy, c'ets dynamique et inspiré, et le cadre blanc autour des cases (Vs noir sur Ultimates) rajoute de la fraicheur et de la lumière au titre. 

Après 3 numéros, on est séduit, on a envie d'en lire plus, et on a l'impression qu'on est en train de déguster un morceau d'histoire, de ceux qui resteront. Du savoureux, du succulent, du superbe. 

par Thomas Rivière publié dans : Lectures
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Dimanche 13 avril 2008

FX


C'est pas souvent qu'on fait la lecture de Comics IDW, et la sortie de FX, la dernière série signée John Byrne est un évenement assez marquant pour inaugurer une nouvelle habitude qu'il nous faudra prendre.

Peut être ne connaissez vous pas l'origine de cette série. Wayne Osborne, scénariste et créateur de FX est un fan comme vous et moi, juste un peu plus riche que les autres. Un jour, il est entré en contact avec l'agent de john Byrne pour lui proposer une commission d'un genre nouveau : mettre en image sa création, un comics en 6 parties. La légende veut qu'Osborne ait payé 20,000$ l'épisode. Devant les qualités à la fois scénaristiques et artistiques de la série, IDW a proposé de publier l'affaire, et voilà que Byrne arrive chez IDW, un grops coup pour cette petite maison d'édition.

L'histoire est simple, un ado découvre qu'il a des pouvoirs et décide de les utiliser pour faire le bien. Du bon comics Old School qui respecte les rêgles du genre, à mi chemin entre Spider-Man (l'apprenti héros) et le récent Kick-Ass de Millar (le désir de devenir un héros). Le comics est plutôt agréable à lire, bien écrit et respectueux de l'héritage qu'Osborne admire, sans prendre de risque il impose un rythme avec le soucis du travail bien fait. C'est très agréable de retrouver Byrne dans un style où il est à l'aise, on sent qu'il s'amuse, et malgré la rareté des décors, le rendu est de très bonne facture.

Ce premier numéro saura plaire aux fans de Byrne et aux curieux comme moi qui ont voulu lire autre chose que ce que proposent Marvel et DC, avec ce sentiment d'avoir passé un bon moment, et l'envie d'en lire plus. Le second numéro est paru, le TPB sort en Novembre, une bonne nouvelle.

par Comics Place publié dans : Lectures
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Samedi 29 mars 2008

 



Kick-ass #2 arrive dans les rayons mercredi prochain, nous avons eu le plaisir de le lire en avant première, voici de quoi vous donnez envie d'acheter ce titre, que vous vous reserviez pour la VF ou pour le HC.

Sans dévoiler l'histoire ni même raconter le 1er numéro, ce qu'on peut vous dire, c'est que la scénario s'étoffe dans cette seconde partie. Dave est-il un héros ou un gros no-life qui aurait craqué ? C'est un héros, pour sur, et comme ses pairs, il doute, et songe comme Spider-Man ou Daredevil à un moment donné, à jeter l'éponge et retirer le masque. Mais quand on a ca dans le sang, difficile de ne pas intervenir. Dave ira chercher ce qu'il faut de bravitude pour surmonter ses peurs et ses blessures.

On retrouve dans ce second numéro toute l'intensité et la dramaturgie des héros modernes, leurs souffrances, leurs peines, leurs combats. Mark Millar, en bon ouvrier n'oublie rien des codes qui ont fait l'industrie dans laquelle il travaille avec amour et passion. Son histoire aussi a plus d'un axe, on y découvre un sub-plot qui manquait au premier numéro, les choses ne sont pas si simples qu'elles y paraisssent.

Mark Millar n'a pas oublié non plus à qu'il il s'adressait, en offrant à ses lecteurs un comics violent et très adulte, où les coups de tatane font mal aux côtes et où les dents, ca se cassent. La force du récit et la violence des images peut déranger certains, en effet, c'est un John Romita Jr brut que l'on retrouve, celui de Daredevil, qui nous offre une scène de combat hallucinante, orchestrée comme un opéra, violente comme une giclée de sang , où les coups portés font mal, et où on entend presque les os se briser. Glaçant.

Une fois arrivé à la dernière page, on se dit "brillant". Car ce comics reserve plus d'une surprise et qu'il est ce que j'ai lu de mieux depuis très longtemps. Mark Millar et Johnny Romita sont en train d'écrire un morçeau d'histoire, vous étiez trop jeune quand Watchmen est sorti et vous avez raté les premiers numéros d'Authority, aujourd'hui vous avez l'occasion de vivre un moment unique.

par Comics Place publié dans : Lectures
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Samedi 29 mars 2008
Que dire du relaunch de Wonder Woman sorti en français ce mois ci chez Panini ? Ces premiers épisodes sont l’occasion de remettre la vraie Wonder Woman dans le bain, avec au passage un défilé de ses ennemis et alliés de toujours, y compris Hercule et Circée. Cette dernière intégrera une nouveauté au personnage, celui de ne pas posséder ses pouvoirs lorsqu'elle est sous son aspect humain, la transformant ainsi en Magical Girl patentée. Malgré tous ces ingrédients, ça reste assez dispensable au niveau scénaristique, et le vrai intérêt réside dans les dessins de Terry Dodson qui dans un style assez proche de celui de Frank Cho réussit à donner vie et caractère à la série, avec un peu moins de dynamisme mais aussi moins d’approximations que le dessinateur de Mighty Avengers. Un beau livre d’images, un artbook aurait tout aussi bien fait l’affaire. En tout cas ça ouvre l’appétit et on a hâte de le voir sur Uncanny X-Men.
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par Alexandre Bouscary publié dans : Lectures
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