Lundi 1 décembre 2008


Un lecteur nous a demandé notre avis sur les Omnibus, et nous avons eu l'idée d'en faire un dossier. Les Omnibus sont des intégrales Marvel qui reprennent des classiques ou des séries depuis le début. Leur parution reste un mystère (peu de tomes 2) mais ces collections sont de qualité, et essentielles pour tout fan qui se respecte. L'occasion pour les nostalgiques de relire dans de bonnes conditions (grand format, beau papier, superbe reliure) des classiques et des comics de toujours. Ce dossier a pour but de repertorier l'ensemble des Omnibus parus, et ceux à venir.

X-MEN :
Il existe deux Omnibus X-Men. New X-Men Omnibus reprend les épisodes scénarisés par Grant Morisson (#114 à #154 et l'annual dessiné par Leinil Francis Yu) et dessiné par une orde de dessinateurs, dont Frank Quitely, Chris Bachalo et John Paul Leon. C'est pour beaucoup le meilleur run des X-Men malgré la présence beaucoup trop de dessinateurs, et malheureusement d'épisodes trop laid pour rendre ce run aussi culte qu'il devrait être (Igor Kordey, Ethan Van Sciver...). Marvel ayant annulé cette continuité et tout ce que Morrison a mis en place depuis, cet Omnibus fait figure de classique et d'objet rare d'autant qu'il est sold-out partout et très recherché. Un trésor pour votre collection.
New X-Men Omnibus - 1096 Pages - 100$

Uncanny X-Men Omnibus Vol1 reprend les épisodes des All New X-Men signés Chris Claremont, Dave Cockrum et John Byrne. Des épisodes réédités plein de fois (X-Men Classic dans X-Men Saga chez Semic) mais des classiques absolus. Cet Omnibus date de 2006, et depuis, pas la trace d'un volume #2, ce qui fait que le run de Byrne est incomplet. Un second Omnibus nous donnerait les épisodes de Byrne, le bref retour de Cockrum et surtout les épisodes de Paul Smith. Bref, on attend la suite.
Uncanny X-Men Ominibus Vol1 - 848 pages - 100$
 
Un troisième Ominibus X-Men sort en Janvier 2009, il reprendra les premiers épisodes des X-Men de 1963 par Stan et Jack.
The X-Men Omnibus Vol1 - 752 pages - 100$


JACK KIRBY :
Jack Kirby a fait l'objet de deux beaux Omnibus qui sont indispensable aux fans du King. The Eternals Omnibus reprend les 18 épisodes de la série de Kirby dans un Omnibus beaucoup trop cher (75$) édité par Panini l'année dernière en Français à un prix beaucoup plus abordable (25€) qu'il faut privilegier.

Second Omnibus de Kirby : son Devil Dinosaur Omnibus, une série originale en 9 épisode, le plus petit Omnibus de la collection, qui ne coute que 30$. C'est un Kirby vieillissant et fatigué qui oeuvre sur cette série.

 

 



FANTASTIC FOUR :
Deux Omnibus Fantastic Four ont vu le jour, le 1er a même été re-édité l'année dernière, avec une tranche qui reprend les codes de la collection. Le 1st Printing du 1er volume était le 1er Omnibus de la collection, il a essuyé les platres, et arbore une tranche différente (blanche). Chaque Omnibus reprend 30 épisodes signés Stan & Jack, il faudra donc 4 Omnibus pour reprendre tout leur run. Pas de nouvelle d'un 3ème Omnibus pour le moment, ils suivent souvent les sorties de films, et Fox ne semble pas pressé de faire un 3ème FF. En attendant nous attendons.
Fantastic Four Volume 1 Omnibus - 848 pages - 100$
Fantastic Hour Volume 2 Omnibus - 832 pages - 100$

AMAZING  SPIDER-MAN :
Le plus gros Omnibus de la collection, il regroupe plus de 40 épisodes et fait plus de 1000 pages (100$). Il reprend les origines de Spider-Man depuis Amazing Fantasy #15 par Stan Lee et Steve Ditko. A l'heure d'Ultimate Spider-Man, c'est un plaisir de redécouvrir ces vieux épisodes. Esperons que la sortie de Spider-Man 4 nous offrira une suite à cet Omnibus qui se sent bien seul dans sa collection. Il y a 600 épisodes d'Amazing, de quoi faire...
Amazing Spider-Man Vol1 Omnibus - 1088 pages - 100$

AMAZING FANTASY :
Un "petit" Omnibus qui reprend les 15 épisodes de la série qui a vu naitre Spider-Man. Je ne pensais pas l'acheter jusqu'au jour où je l'ai vu chez Alex. Si vous aimez Steve Ditko sur Spider-Man, vous allez adorer le voir dessiner autre chose que des super-héros : des monstres, des histoires fantastiques, très noire, c'est un véritable bijou qui laisse entrevoir toute la beauté du dessin et le talent de Steve Ditko. Une véritable révelation (75$).
Amazing Fantasy Omnibus - 416 pages - 75$

DAREDEVIL :
Daredevil est très gaté par la collection Omnibus. 4 Omnibus lui sont consacrés. Daredevil by Frank Miller and Klaus Janson Omnibus est un classique qui reprend les épisodes de la série regulière dessinés puis scénarisés par Miller. Le Daredevil Companion Omnibus, plus court, reprend Man Withour Fear, Born Again, et Love & War. C'est un merveilleux objet. L'Omnibus Elektra reprend Elektra Assassin dans une éditon définitive, enfin, L'Omnibus DD by Bendis Vol1 reprend les épisodes qu'il a scénarisé pour David Mack et la 1ère partie de son run sur la série avec Alex Maleev. Un second tome devrait donc voir le jour. On attend aussi (on espère) un Omnibus sur l'époque Ann Nocenti/Romita Jr, qui pourrait completer de belle façon la collection.
Daredevil by Frank Miller & Klaud Janson - 100$
Daredevil Companion Omnibus - 75$
Daredevil by Brian Michael Bendis Omnibus - 848 pages - 100$
Elektra Omnibus - 75$

IRON MAN
Cet Omnibus est indispensable pour deux raisons : il reproduit les premiers épisodes d'Iron Man parus dans Tales Of Suspense dessinés par Don Heck, mais aussi les premiers épisodes signés Gene Colan, dont le dessin et l'élegance du trait font que chaque page devient une véritable oeuvre d'art. Un Omnibus à posseder, surtout qu'avec la sortie d'Iron Man 2 au cinéma en 2010, le tome 2 devait voir le jour plus vite que ses petits copains.
The Iron Man Omnibus Vol1 - 720 pages - 100$


INCREDIBLE HULK
On peut le dire, le moins indispensable des Omnibus niveau qualité. On y retrouve un Kirby fatigué de travailler sur trop de séries en même temps, un Steve Ditko qui n'est pas à sa place sur cette série, et une Marie Severin qui n'a pas autant d'impact quand elle n'est pas encrée par Bill Sienkiewicz. Sorti pour le film, le tome 1 a eu aussi peu d'impact dans les mémoires que son homologue cinématographique, le T2 dependra de l'eventuel succès en DVD du film.
The Incredible Hulk Omnibus - 752 pages - 100$

TOMB OF DRACULA
Encore une fois un must-have et celà pour une seule raison : Gene Colan. On ne mesure pas assez le talent de cet homme, qui arrive à sublimer des pages par sa technique et son talent. L'homme s'est fait rare depuis sa retraite, nous le savons très malade, une façon de rendre hommage à son incroyable talent est de redécouvrir son travail. Une très belle initiative de la part de Marvel.
Tomb Of Dracula Omnibus - 784 pages - 100$

ALIAS
Cet Omnibus reprend l'ensemble des épisodes d'Alias par Brian Michael Bendis, dans un Omnibus dispensable et introuvable à un prix raisonnable. La série MAX était fun et adulte, dans jamais n'avoir été culte, de plus sa série et son personnages n'ont jamais touché le coeur des fans. La suite : The Pulse, n'est plus qu'un vague souvenir, bref un Omnibus un peu seul qui se cherche une place. Certains fans réclament un 2nd Printing, pas sûr qu'il voit le jour... 

HOWARD THE DUCK

Un Omnibus que je n'ai pas (c'est rare) mais qui reprend beaucoup de choses dont la dernière mini-série en date de Steve Gerber publiée chez Max Comics, le label adulte de Marvel. Un Omnibus pour les fans et les nostalgiques qui reprend des histoires d'époques différentes. Je n'ai jamais été fan de ce personnage, je n'ai même pas vu le film, je passe.
Howard the duck Omnibus - 808 pages - 100$

PUNISHER BY GARTH ENNIS

Sorti la semaine dernière, cet Omnibus reprend la premiere maxi-série en 12 parties de Garth Ennis et Steve Dillon, puis les quelques épisodes de la série régulière qui a suivi dessinés par Dillon. On regrettera que Marvel n'ai pas attendu la parution de la suite de Welcome Back Frank, publié en ce moment dans Punisher War Zone (6 numéros hebdomadaires), afin que l'oeuvre soit vraiment complète. Un must-read pour les fans cette vision du Punisher.
Punisher by Garth Ennis Omnibus - 1136 pages - 100$

SILVER SURFER

Un bijou. Je vous invite vraiment à prendre cet Omnibus. La raison : John Buscema, et son dessin élégant. Le Surfer n'a jamais été aussi noble et beau que sous le crayon de John Buscema, c'est un véritable chef d'oeuvre à chaque page, une pure merveille. Fans de John Buscema, amateur de belles choses, je vous invite à sauter sur cet Omnibus, c'est un bijou.
Silver Surfer Omnibus - 576 pages - 75$

CAPTAIN AMERICA BY ED BRUBAKER

Très bonne idée que de mettre sous Omnibus les 25 premiers épisodes de Captain America par Ed Brubaker et Steve Epting !! Ce premier chapitre nuos montre l'une des meilleures époques du patriote, parce que c'est tout simplement lisible. Après des versions Marvel Knight, Heroes Reborn, Heroes Return, Cap s'est enfin trouvé un ton, et c'est parfait. Le dessin est superbe, et les épisodes menant à la mort du héros sont magnifiques. Reste à savoir si Marvel fera un 2nd Omnibus (#36 - #50) ou si la suite sera vendue en Hardcovers.
Captain America Omnibus - 744 pages - 75$

CAPTAIN BRITAIN

Un Omnibus qui sort en Janvier et qui repropose les épisodes de Captain Britain par Alan Davis, un exemplaire dispensable pour ceux qui ont le TPB US ou l'edition Panini en VF. Beaucoup de bonus sont à prévoir, mais je pense faire l'impasse.
Captain Britain Omnibus - 672 pages - 100$
Sortie en Janvier 2009

SECRET WAR

Un an après le TPB intégral, voici l'Omnibus, qui reproduira en plus grand et en plus cher cet crossover de légende. Marvel va avoir du mal à en vendre après avoir multiplié les éditions les années passées. A posseder pour ceux qui n'ont pas dejà cédé à une édition existante.
Secret Wars Omnibus - 384 pages -

SECRET WARS 2
Plus rare et moins bien, cette seconde Guerre Secrete s'étale sur des épisodes de séries régulières qui rend le tout indigeste : Histoires qui ne se suivent pas, des dessinateurs dans tout les sens, je ne sais pas si cet Omnibus restera dans la légende ou s'il faut lui preter une quelconque valeur historique. L'histoire le dira mieux que moi.

Secret Wars II Omnibus - 1168 pages - 100$


WOLVERINE
Un Omnibus Wolverine doit sortir en Février 2009, pour coincider avec la sortie du film. On y retrouvera les origines de Wolverine (sa 1ere apparition contre Hulk), Weapon X de Barry Windsor Smith, ou encore la première mini série de Claremont et Miller. L'objet fera 944 pages.

Wolverine Omnibus Vol1 - 944 pages - 100$

Les Omnibus qu'on réclame :
- X-Force/X-Statix Omnibus
- Daredevil par Ann Nocenti et John Romita Jr
- New Mutants by Bill Sienkiewicz

- Rom-nibus
- Et puis des tomes 2 aux Omnibus qu'on a déjà...

par Thomas Rivière publié dans : Nostal-geek
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Lundi 18 août 2008


Depuis hier à Paris, c'est l'opération 3 jours à 3€ dans les cinémas. Une occasion en or de voir ou revoir jusqu'à demain soir l'Incroyable Hulk, Hancock, Wanted, The Dark Knight, Wall-E ou le 1er jour du reste de ta vie, les choix sont multiples.

Allez-y.

par Thomas Rivière publié dans : Nostal-geek
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Mardi 18 mars 2008

Run

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Maintenant que tous les anglophones ont lu Kick-Ass de Mark Millar et John Romita JR, regardons dans le retroviseur pour aller admirer la couverture d'Ashley Wood sur le projet à l'époque où le projet s'appelait encore Run. On sait que Kick-Ass n'est pas Run, et que Run était une base de travail qui n'a jamais vu le jour, mais on peut se demander aujourd'hui quels élements sont restés de ce premier plot jamais écrit par Mark Millar.

Souvenez-vous, il y a quelques années, Millar lance ses séries propres chez Image, Dark Horse et Avatar. Naitront Wanted, The Unfunnies et Chosen. Millar n'est pas encore la star qu'il est aujourd'hui, il prend le risque de produire ces séries au succès incertain et au risque de ne pas être payé ni, de pouvoir payer ses artistes. Certains prennent le risque (JG Jones...), d'autres non (Ashely Wood). Wood ne peut financierement pas se permettre de travailler "gratuitement" pendant six mois, de plus son carnet de commande chez IDW (Popbot) est plein à craquer. Il laisse passer sa chance de devenir riche et celebre, chaque nouvelle création de Millar faisant aujourd'hui l'objet d'une option cinéma, et l'assurance de jours meilleurs.

Les années passent, Run devient Kick-Ass, et le succès est là. Que reste-t-il du concept de base ? Peut être le saurons nous un jour, sinon des thêmes : la jeunesse, l'envie de vivre des choses rapidement, d'être libre. Si Run semblait mettre en scène quelqu'un qui court pour vivre (ou qui vit pace qu'il court), aujourd'hui l'idée de défier la mort en se surpassant demeure dans l'oeuvre de Millar. Wood est un artiste incroyable, nous aurions bien aimé découvrir sa versin d'une aventure intemporelle. Esperons que les auteurs se retrouveront un jour.

par Comics Place publié dans : Nostal-geek
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Dimanche 2 mars 2008

Passons sur l'histoire, on s'y attendait, après 3 numéros, Loeb fait du Loeb, du vide, du vent, une histoire fourre-tout pretexte à utiliser l'ensemble des personnages du Marvel Universe, un grand rien pour un gachis monstrueux, Millar restera l'unique grand auteur de cette série.

Parlons plutôt de Joe Madureira et de l'épisode incroyable qu'il nous a offert. Chaque page est une oeuvre d'art, un objet précieux, la quintescence du talent. Ca faisait très longtemps que je n'étais pas resté aussi longtemps à regarder si soigneusement des dessins, à passer autant de temps à scruter chaque détail, à revenir sur les pages après avoir terminé ma lecture, c'est tout simplement magnifique, Joe Mad est l'un des plus grand artistes de comics de ces 15 dernières années, et il le prouve une fois de plus. On pourra dire ce qu'on veut sur ce Ultimates 3 mais jamais on ne pourra remettre en cause le dessin, Mad est entré dans le panthéon des artistes qui resteront.

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par Thomas Rivière publié dans : Nostal-geek
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Samedi 16 février 2008

A l'heure où X-Force revient dans les bacs (c'est le volume 3 si je ne m'abuse), j'ai eu envie de relire les épisodes qui on bercé mon adolescence, de cette série que j'aimais beaucoup depuis sa création, pour son concept et ses personnages : X-Force. Précisement, je voudrais parler de l'époque Jeph Loeb, Adam Pollina, John Francis Moore. On a toujours entendu dire qu'il ya avait trop de séries X, qu'elles n'avaient pas toutes leur identité, le coup de génie réalisé par Marvel dans les années 90 en reunissant ces talents est un coup de maitre. 

Il y a eu deux époques puisque deux scénaristes : Loeb, pas encore superstar, et John Francis Moore, plus discret de nos jour mais diablement talentueux. Quand Loeb est arrivé, les X-Men se structuraient à nouveau, et Cannonball arivait pour la 1ere fois dans les X-Men (dessinés par Carlos Pacheco). Une nouvelle équipe était créée, elle sonnait une fois de plus la fin des Nouveaux Mutants (seul Sunspot restait). La sensation du moment s'appelait Adam Pollina, artiste Italien à l'energie incroyable, qui a apporté un sang neuf à cette série, un ton, une personalité. La période Loeb/Pollina dura du #44 au #56, du pur super héros plein d'humour comme Loeb sait les faire, avec Syrin et Deadpool en philigrane, une Boom-boom (Boomer ? Meltdown ?) particulierement bien écrite (pas autant que par Ellis dans Nextwave, mais pas loin), des personnages forts et toujours ce trait parfait de Pollina, un peu de champagne pour le dessert, ca ne se refuse pas.

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Après un hiatus  de quelques numéros, Adam Pollina revient au numéro 65. Nouveau Logo X-Force, nouveau scénariste (John Francis Moore), nouveau style de dessin pour Pollina (plus maitrisé, moins dans l'excès), et un nouveau ton : X-Force débarassé de Cable (remplacé par Dany Moonstar) partent sur les routes, dans des aventures souvent en One-shot (dès le numéro 70), ce qui constitue la meilleure période de cette série (si on isole ceux de Mike Allred dont on reparlera dans un prochain article). Point d'orgue de ce run magnifique, l'épisode #77 scénarisé par Joseph Harris (missing in action depuis) et centré sur Tabitha Smith : brillant. Ces épisodes sur la route étaient pour chaque ado en quète de liberté une bouffée d'air pur, les kids des Nouveaux Mutants ont grandi en même temps que nous, ils deviennent adultes en assumant leurs choix, rite de passage pour les héros et les lecteurs, jolie parabole pour une époque formidable.

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Adam Pollina aura dessiné 26 épisodes d'X-Force, c'est à lui qu'il faut attribuer le succès de cette série, sa réussite éditoriale et artistique. Avec ce numéro 81 il signe ses adieux à Marvel. Il restera quelques temps dans le coin, en écrivant Big Daddy Danger chez DC (un four), il dessinera le très joli Witchbalde Infinity chez Top Cow, Stray chez Homage avec Scott Lobdell avant de partir bosser dans l'animation et les jeux vidéos, il parait que ca paye pas trop mal. L'été dernier, Marvel annoncait son retour dans une mini série sur Angel qui devait sortir fin 2007, et annoncée sur Newsarama hier. Adam Pollina est un artiste vraiment talentueux qu'on souhaite revoir dessiner des comics autant que Joe Madureira et J. Scott Campbell (même génération d'artiste), qu'il nous revienne sur un projet costaud et nous serons là pour l'accueillir.

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par Pierre Roland publié dans : Nostal-geek
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Vendredi 11 janvier 2008
C’est en discutant avec Alexandre Bouscary que je me suis rendu compte de quelque chose de fort révélateur, ce qui nous paraît pour nous acquis (les vieux de la vieille) ne l’est pas forcément pour la génération de lecteurs qui suit.

Donc je me dois de revenir en toute hâte, alors que je n’avais rien prévu dans l’immédiat sur ce diable d’auteur/dessinateur d’élite sur une légende du comics book dont vous avez peut-être vu sans le savoir son style au cinéma, dans Sin City : Jim Steranko !

Le prodige du dessin est né en 1938 et il est initié très tôt au monde du cirque, du sport et de la rue. Il eut donc une activité de saltimbanque et même de cambrioleur !
Mais il se mit à pratiquer le dessin et si son modèle de référence demeure Jack Kirby, il sut rapidement trouver sa propre voie en s’émancipant et en se forgeant son style somme toute unique et reconnaissable entre tous, une adaptation habile de l’art psychédélique qui flottait alors dans le vent et dans les esprits de l’époque.

Jim travailla donc pour la Marvel et le moins que l’on puisse dire, c’est que Stan Lee et les autre misaient beaucoup sur le jeune prodige au point même qu’il fut envisagé comme successeur potentiel de Jack Kirby lui-même qui en 1968 se méfiait pas mal du management peu reconnaissant à son égard.

Mais Jim apposa son style de légende sur quelques comics qui connurent grâce à lui des sommets narratifs et avant-garde : Nick Fury et Captain America.
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Le premier demeure un sommet de son art qui inclut surtout des expérimentations graphiques encore  très abouties et non surannées. Il réussit même à composer une page qui peut se lire de gauche à droite et…de droite à gauche !
Il s’agit d’un artiste véritable dans le sens où il crée, tente de repousser au maximum les limites du support Bd pour expérimenter, réaliser, s’affranchir des anciennes normes et en fixer de nouvelles.

Pour Captain America, il a participé à ce fameux arc où Captain est censé être tué et Bucky (Rick Jones) le pleure sur sa tombe .Il s’agissait bien sûr d’un piége fomenté contre Hydra pour obliger celle-ci à se dévoiler.
Qui peut donc dire, en sachant cela, que Ed Brubaker a inventé ou innové avec son histoire de la mort de Cap’ ? Certes, il a un sens aigu du récit qui lui fait honneur mais bon quand même, souhaitons qu’il se détache de ce récit en innovant par la suite.
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Il y a quand même un petit bémol. A force de parfaire, il est en retard et le management de Marvel a du mal à gérer le talent prometteur même si elle est consciente du potentiel. Il y aura donc des couacs qui vont couper Steranko de la Marvel, qui doit de plus être du côté de Jack Kirby dans son affaire de droit et de reconnaissance bafoués. Bref, il symbolise une génération d’auteurs à qui on ne la fait pas et il n’a pas envie de trimer à des cadences infernales pour en prime être spolié de ses créations.

Jim fonde donc dès 1969 sa propre maison d’édition, Supergraphics où il continue à développer son art dans des œuvres soit expérimentales, soit relatives au comics américain. Notons que Jack Kirby (son mentor ?) s’est inspiré de lui et de son côté Houdini pour créer Mister Miracle pour un bel hommage.

Jim a participé au cinéma entre autres choses et fut même le attaché à la création visuelle du premier Indiana Jones et du Dracula de Francis Ford Coppola.
Il a pesté sur les comics récemment à propos du sexe dans « the Pro » de Garth Ennis qui est assez explicite sur le sujet mais demeure une franche bouffonnade.

Mais là où vous connaissez sans le savoir le style de Steranko, c'est à travers le fait que Frank Miller se soit référé ouvertement à ses travaux pour son style définitif dans Sin City ! Comme l’influence est ouvertement revendiquée, je ne parlerais pas péjorativement de plagiat mais davantage d’influences (tout consiste donc dans la démarche mais la nuance est fragile). Regardez son art et comparez avec les dessins de Miller, la filiation demeure incontestable.

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Je vous renvoie avec plaisir sur le site d’un auteur talentueux de romans et de Bd, Laurent Queyssi, qui narre avec passion et précision ce fabuleux artiste sans que je ne puisse faire mieux.

Notons enfin que certains des plus brillants artistes actuels rendent de temps en temps hommage à ce maître de la Bd contemporaine tel Gene Ha dans le Desolation Johns de Warren Ellis.

Ce qui est paradoxal dans le cas de Steranko est que son passage par Marvel l’a fait connaître à nous autres amateurs de comics mais l’a peut-être coupé du monde de l’art car son statut reste ainsi entre deux mondes où il aurait pu sans problème exceller. Il s’agit définitivement un des grands de sa génération fin 60’-70’ avec Neal Adams et Barry Winsdor Smith.
par Bastien Ayala publié dans : Nostal-geek
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Lundi 7 janvier 2008

Que penser de The Twelve, la maxi série de JMS et Chris Weston à paraitre chez Marvel ? La série surfe sur la mode du Vintage où il s'agit de redonner vie à des héros oubliés libres de droit pour la plupart (Superpowers d'Alex Ross chez Dynamite, The next chapter project chez Image...), elle est produite par deux poids lourd du comics qui n'ont plus de leçon à recevoir de personne, elle va durer un an et nous promet de l'épique, nous sommes curieux de voir le résultat. Si la série mensuelle est vouée à un succès relatif, on peut dejà prevoir un HC de qualité pour 2009, que Marvel se fera un plaisir de vendre en librairie avec le nom de JMS en gros. 

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The Twelve n'est pas sans rappeler qu'une série a commençé cette mode, et qu'il sera difficile de la surpasser : en effet, on pense à Planetary, qui dans le fond et la forme (coté Pulp des couvertures toujours différentes) ressemble beaucoup à ce qui se fait de nos jours. Warren Ellis était un visionnaire, et nous étions en 1998. Dix ans pour que la concurrence ne réagisse. Bel effort.

par Thomas Rivière publié dans : Nostal-geek
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Lundi 19 novembre 2007

Une pensée ce soir pour Humberto Ramos, qui quitte l'univers de X-Men après Messiah Complex, sans jamais avoir été dessinateur régulier de la série alors qu'il en avait le talent et l'envergure. Utilisé comme bouche trou par Marvel, comme Leinil Francis Yu dans les années 90, Ramos s'en va en ayant dessiné quelques épisodes ça et là, de Wolverine à X-Men en passant par New X-Men, il aurait mérité de dessiner un arc en entier et de laisser sa marque sur cette série mythique.

Ramos oeuvrera pour notre plus grand plaisir sur Runaways en 2008, en attendant peut-être un second coup de projecteur dans les années à venir, à un moment où Marvel se sera rendu compte de son talent.


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par Thomas Rivière publié dans : Nostal-geek
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Dimanche 18 novembre 2007

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Le Lille Comics Festival était l'occasion de découvrir une exposition consacrée à Seth Fisher, cet incroyable artiste mort trop tôt, à l'age de 32 ans, c'était début 2006. La retrospective, consacrée à son oeuvre et à son talent, nous a fait découvrir l'étendue de ce dernier, avec la reproduction de couvertures et d'intérieurs de ses comics, ainsi que des planches originales, proprieté de Preacher "Julien" 59, qui a organisé cette expo.

Immensement doué, Seth Fisher avait un talent que seul les grands auteurs possèdent, ca s'appelle du génie. Son style, à mi chemin entre Moebius et Geoff Darrow était une source d'inspiration sans nom et son imagination était sans limite. Il est parti trop tôt mais son oeuvre perdure.  


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Le découvrir sur le tard, ainsi, est une maigre consolation. L'impression d'être passé à coté de ce talent alors qu'il oeuvrait discretement avec brio nous rappelle combien nos sommes fragiles, combien on est peu de choses. Seth Fisher était à mon gout le nouveau Frank Quitely, il en avait les épaules, l'industrie de l'art tout entière porte le deuil d'une telle perte.  

Encore une fois, Comics Place pense au pouvoir d'achat des Français, et trouve les meilleurs prix pour les meilleurs comics. Si vous souhaitez découvrir le talent de Seth Fisher et faire l'acquisition de Fantastic Four / Iron Man : Big in Japan, ou de Green Lantern Big Will, cliquez sur les liens, on a pas trouvé moins cher. 

par Thomas Rivière publié dans : Nostal-geek
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Mercredi 14 novembre 2007

Avis aux amoureux du Silver Age et/ou surtout de Jack Kirby, un site a entrepris de recenser les histoires courtes du King non rééditées. 39 histoires courtes dans le registre horreur / science-fiction de l'époque, avec des créatures comme the Abominable Snowman, Monstro et autres Zarkorr... L'encrage est essentiellement l'oeuvre de Dick Ayers et Christopher Rule, avec déjà une histoire encrée par Joe Sinnott, et une par Wally Wood. On retrouve l'intégralité de ces histoires ICI.

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On a même droit dans le lot à l'éternelle histoire nous démontrant en conclusion que les alien monstrueux étaient en fait plein de bonnes intentions. On ne s'en lasse pas. Félicitations aux collectionneurs qui ont recensés les histoires "oubliées" et ont scanné leur collection, cela permet de redécouvrir certaines perles ; même si la politique de Comics Place est "vive le papier", de telles initiatives méritent d'être saluées.

par Alexandre Bouscary publié dans : Nostal-geek
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Lundi 8 octobre 2007

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Découvert par hasard à la librairie du Monte en l'air à Paris au détour d'une promenade dominicale, cet objet curieux vendu en import (certainement disponible dans les comic shops, renseignez vous) : The Art of Vintage Marvel, un coffret de 100 cartes postales reprennant des couvertures du silver age de Marvel avec des grands classiques mais aussi des découvertes comme la couverture de Captain America 2 que je ne connaissais pas.

Un objet essentiel à votre collection.

par Comics Place publié dans : Nostal-geek
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Vendredi 27 juillet 2007
Le premier dossier Vintage se devait à mon sens d’être consacré à une série dont on ne parle plus beaucoup, mais qui fait encore vibrer nombre de nostalgiques : ROM, scénarisé 75 épisodes durant par le seul Bill Mantlo (scénarios parfois alambiquées et trop bavards, mais de vraies bonnes idées et surtout une drôle d’ambiance), et dessiné par les seuls Sal Buscema (# 1 à 58) et Steve Ditko (# 59-75) est une série de science-fiction qui voit le héros prisonnier de notre planète et de son armure lutter contre des hordes d’aliens belliqueux (mais aussi contre de vrais vilains du marvel universe).

ROMCover.jpg

Si le trait de Sal Buscema n’est pas des plus alléchants, lorsque le duo composé d’Ian Akin et Brian Garvey prend l’encrage en mains (# 34-50), on assiste à des épisodes visuellement très fluide, et l’ambiance parfois malsaine de la série (les incantations des extra terrestres ressemblent à des messes noires) gagne en profondeur. A tel point d’ailleurs que la version française de l’époque publiée dans Strange ne dépassera pas le # 46 (et encore avec 4 pages coupées), les éditeurs craignant le virage horrifique pris par la série. La fin de la série sous la coupe d’un Steve Ditko assisté d’encreurs généralement sobres (Steve Leialoha, Bob Layton, Craig Russell, John Byrne) apporte la touche de simplicité nécessaire à la conclusion pacifiste de cette saga épique.

romN--75.jpg
Depuis 1986 (dernier épisode) Marvel n’a jamais jugé bon de rééditer cette série. Sans avoir la prétention de dicter aux éditeurs leur politique, une intégrale chez Panini Comics (avec les couvertures souvent brillantes, dont certaines signées Paul Smith, Bill Sienkiewicz…) serait une belle idée qui comblerait beaucoup de lecteurs, dont un grand nombre frustré de n’avoir jamais pu lire que les deux tiers de la série. Wait and see…
par El Bousky publié dans : Nostal-geek
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