Lecture

Pourquoi j’adore All New X-Men !

J’entends beaucoup de gens critiquer All New X-Men, et parler de « Bendisseries » entre autres railleries.

J’avoue avoir du mal à comprendre. Depuis 2 ans, je lis deux fois par mois cette série, et je prends un plaisir fou à chaque fois. Lire All New X-Men deux fois par mois est un vrai plaisir retrouvé, et je suis comme un fou à l’idée de savoir qu’un mercredi sur deux, je vais les retrouver chez mon dealer préféré.

Je lis des comics depuis 27 ans, et donc les X-Men depuis 27 ans. J’ai tout connu, la période Claremont / Paul Smith / John Romita / Mark Silvestri / Rick Leonardi / Jim Lee (géniale), la période Fabian Nicieza et Scott Lobdell (que j’ai aimé), puis j’ai souffert quand Alan Davis et Terry Kavanagh ont scénarisé nos X-Men, et quand Claremont est revenu (pour rien). Il y a eu des périodes fastes (New X-Men de Grant Morrison) et des périodes sombres (Joe Casey ou Chuck Austen). Il y a eu des parenthèses enchantées (Joss Whedon et John Cassaday sur Astonishing X-Men) et de longues traversées du désert (Ed Brubaker, Matt Fraction puis Kieron Gillen).

Quand Brian Michael Bendis est arrivé, nous sortions d’une longue et douloureuse période sans saveur, avec trop d’épisodes dessinés par Greg Land ou Carlos Pacheco (en toute petite forme). Nous avions perdu gout à ces X-Men que nous avions autrefois tant aimé.

Bendis est arrivé avec une idée farfelue (on était tous contre) : faire revenir les premiers X-Men à notre époque. C’était stupide, c’est devenu génial. C’était d’abord le meilleur prétexte pour faire revenir Jean Grey. Et Dieu sait qu’elle nous avait manqué. Puis l’idée était de confronter des X-Men jeunes et innocents, avec leurs doubles adultes et corrompus, quelle grande idée ! Chaque rencontre s’est soldée par un moment aussi troublant que génial. Enfin, l’idée était de proposer des histoires inédites et modernes à ces X-Men qui ont été tels quels pendant les années 60, à une époque où les comics étaient différents. Finalement, Bendis a appliqué la recette d’Ultimate Spider-Man (transposer à notre époque d’un héros des années 60 en le dépoussiérant et en le rendant intelligible) aux X-Men. Et ça a marché.

All-New X-Men existe et bouscule l’univers Mutant qui ronflait depuis trop longtemps. Il est la preuve qu’on peut être moderne tout en étant nostalgique. En faisant du Chris Claremont / Paul Smith, un mec comme Joss Whedon avait tout à fait compris ce que les fans attendaient de lui. Bendis a récupéré la recette et y a rajouté ses savoureux dialogues, son humour impeccable, et ses idées folles. Chaque épisode est un régal, les personnages sont bien écrits, tous bien exploités, bien mis en avant, bref c’est redevenu un plaisir de lire les X-Men !

Pari réussi à ce niveau là, donc.

Les râleurs disent qu’il y a trop de blah-blah, que ça n’avance pas assez vite. Oui Bendis prend son temps, mais il a raison de le faire, puisqu’il a le temps ! Il n’est pas là comme certains auteurs pour un run de 6 épisodes vite oubliés, il est là pour créer un mythe, une légende. La période Bendis s’inscrit dans le temps et dans le marbre. C’est un run construit, jalonné, maîtrisé, comme l’était celui de Claremont en son temps.

Coté dessin, nous sommes gâtes. Stuart Immonen a fait un travail de titans sur la série, et a rivalisé de talent avec le John Byrne de la grande époque. Il a été appuyé par des dessinateurs fill-ins de talent sans aucune fausse note, jugez plutôt : David Marquez, Brandon Peterson, David Lafuente, Sara Pichelli, ils ont tous été à la hauteur. Avec l’arrivée de Mahmud Asrar qui fait un travail incroyable sur la série, All New X-men est entre de bonnes mains !

Uncanny X-Men, la série sœur, également écrite par Bendis s’impose comme une lecture complémentaire. Elle suite l’équipe de Cyclope et Emma Frost et nous présente un Cyclope enfin intéressant. Colérique, violent, autoritaire, il s’impose enfin en patron, et il fait peur. Coté dessin, c’est presque parfait  si Chris Bachalo nous régale avec son style incroyable, le problème vient des fill-ins qui ne sont pas à la hauteur : de Fraser Irving à Kris Anka, ces épisodes sont en dessous et gâchent un peu le plaisir.

J’aime les X-Men. Ils font partie de ma famille depuis 27 ans. Quand on aime quelqu’un, on a envie qui lui arrive de jolies choses, et on aime savoir qu’il va bien. On prend plaisir à le voir, et on passe toujours un bon moment avec lui. Avec Brian Michael Bendis, je sais que mes X-Men sont entre de bonnes mains.

Trois tomes de All New X-Men sont à découvrir chez Panini dans la collection Marvel Now :

Découvrez All New X-Men tome 1

Découvrez All New X-Men tome 2

Découvrez All New X-Men tome 3

 

Daredevil : End of Days

Retour sur Daredevil : End of Days (lu pour ma part en VO dans un magnifique album) et je dois vous dire que j’ai pris une claque.

Quel plaisir les enfants !

J’adore Daredevil. J’ai débuté Daredevil (tard) avec les épisodes de Kevin Smith et Joe Quesada, j’ai adoré chaque minute et chaque épisode passé à lire les épisodes de Bendis et Maleev, puis ceux de Brubaker et Lark. Aujourd’hui je me régale des épisodes de Waid et Samnee, tout en ayant puisé dans ce riche passé et en faisant l’aquisition au fil des ans des 2 Omnibus de Frank Miller et Klaus Janson, mais aussi du très beau Daredevil Father de Quesada, sans oublier les 4 Omnibus de la période Bendis / Brubaker qui trônent dans ma collection. J’ai également une vraie affection pour des sagas comme Man of Fear (Miller / JRjr) et Daredevil Yellow (Jaune, de Loeb et Sale). Bref j’adore Daredevil.

Ce personnage est à part chez Marvel, c’est certainement le plus riche, le plus intéressant, et le moins mal traité éditorialement (pas physiquement) depuis 50 ans.

Je n’avais pas d’avis sur End of Days avant de le lire, et pas vraiment envie de le lire, car souvent, les projets qui accouchent dans la douleur se font au profit de l’intérêt qu’on leur porte. Et puis dans la collection The End chez Marvel, je n’ai jamais lu quoi que ce soit de valable.

Daredevil : End of Days est l’exception qui confirme la règle !

L’histoire est simple, Daredevil se fait tuer en public dès les premières pages mais laisse un mystère autour de sa vie. En effet, personne ne l’a vu ni croisé depuis plus d’un an avant sa mort, que ce soit ses amis d’avant, ses compagnes, même ses ennemis. Son dernier mot est « Mapone« , et il semble que personne ne sache qui ou quoi se cache derrière.

Ben Urich décide de mener l’enquête et va fouiller dans le passé du héros. Il ira à la rencontre de tous les personnages principaux de la série des époques Miller / Nocenti / Bendis / Brubaker. Nous verrons ce qu’ils sont devenus, et les liens qu’ils avaient avec Matt Murdock. Une véritable thérapie et ce plaisir de retrouver ces personnages secondaires qu’on a aimé. Pour cela, Daredevil : End of Days fait du bien.

Cette mini-série nous plonge dans tout ce qu’on aime chez Daredevil : les personnages secondaires qu’on a un plaisir fou à retrouver ici. C’est une sorte de réunion de famille qui retrace en filigrane la vie d’un héros qu’on adore et dont le destin nous a toujours passionné. Car DD End of Days est écrit avec passion, par des gens qui aiment le personnage plus que tout. On a l’impression de revivre et d’avoir été témoin de ces tranches de vie, et pour cela, le récit mélange émotion et nostalgie. DD end of days se dévore, car on veut savoir ce qui s’est passé toutes ces années dans la vie ce personnage, et que notre cœur bat pour lui.

Une enquête soigneusement menée par des auteurs très inspirés (je n’en dis pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir), avec Brian Michael Bendis et David Mack au scénario (toujours aussi bons et efficaces) et des dessins somptueux de Klaus Janson, Bill Sienckiewcz, Alex Maleev et David Mack, une dream team qui fait rêver pour un classique moderne autour de DD. Le genre de bouquin qui restera et dont on parlera longtemps.

Daredevil : End of Days est une réussite, n’hésitez pas plus longtemps.

Aux USA, la série est éditée en intégrale hardcover (format Deluxe) ce qui procure un plaisir de lecture sans coitus interruptus, en France Panini a décidé de couper le récit en deux volumes à paraitre dans la collection 100% pour mieux facturer 3 actes d’achats (car le Deluxe verra le jour en cas de succès, soyez-en sûrs).

Disponible en intégrale en VO :

Découvrez Daredevil : End of Days HC (Book Dep)

Découvrez Daredevil : End of Days HC (Amazon)

Disponible en VF chez Panini en 2 parties :

Découvrez Daredevil End of Days tome 1

Découvrez Daredevil End of Days tome 2

Les Fantastic Four de Mark Waid et Mike Wieringo !

Retour sur un classique aujourd’hui : les Fantastic Four de Mark Waid et Mike Wieringo.

A une époque où les comics sont sombres et déprimants, Marvel a osé (c’était au début des années 2000) sortir une saga incroyable autour des Quatre Fantastique, dans la grande tradition des histoires de Stan & Jack : les Fantastic Four de Mark Waid et Mike Wieringo. Le pitch était simple : rendre les FF accessibles, drôles, loufoques, mais aussi crédibles tout en respectant les codes : les FF sont une famille d’aventuriers / scientifiques, et leur terrain de jeu s’étale entre New York, la Zone Négative et l’Espace infini.

Pour que cette mission soit complète, il fallait tout le talent et le génie de Mark Waid et Mike Wieringo. Les deux compères nous ont offert le comics le plus fun des années 2000 avec de l’action, de l’aventure, des couleurs, des costumes, bref tout ce qu’on aime dans les comics. Au dessin, Mike Wieringo nous a offert son meilleur travail (avec Tellos) et des épisodes gravés dans la mémoire collective pour l’éternité. Un magnifique run pour deux auteurs à l’aise dans leur histoire.

Si vous avez raté cette saga, il reste de quoi faire une séance de rattrapage (deux volumes en deluxe) mais dépechez-vous, il n’y en aura pas pour tout le monde !

Découvrez les Fantastic Four par Mark Waid et Mike Wieringo Volume 1

Découvrez les Fantastic Four par Mark Waid et Mike Wieringo Volume 2

All New X-Men, c’est fabuleux

All New X-Men s’est imposé comme un grand titre et il arrive en Mars 2014 dans un album à la hauteur de ses (nombreuses) qualités.

Quel pied mes enfants, je n’en reviens pas !

On aime les X-Men, on aime aussi les détester quand Marvel fait n’importe quoi ou laisse le titre à l’abandon (ou à Matt Fraction).

On aime les X-Men, alors parfois on est déçu, et puis c’est l’amour fou. Depuis 10 ans, Marvel a su nous rendre amoureux des X-Men de Grant Morrison,  de ceux de Joss Whedon, et ceux de Jason Aaron sur l’excellente série Wolverine & The X-Men. Le reste, le mauvais, le médiocre, on le subit puis on l’oublie.

Avec le lancement de cette nouvelle série au pitch improbable (faire revenir les X-Men des années 60 dans un monde post-AVX), Marvel frappe un grand coup avec l’envie de bien faire. Et le résultat est au rendez-vous : All-New X-Men est une réussite à tout point de vue.

All New X-Men est ce qu’on appelle un comics soigné, qui prend son temps, pensé en amont, bien produit, bien écrit et bien dessiné. Bendis et Immonen travaillent dessus avec passion, savoir-faire et générosité, et ça se voit.

Dans All New X-Men, l’écriture est limpide et efficace, on dévore les pages avec plaisir et passion. Bendis est en forme et ça se voit. Dans All New-Men, Stuart Immonen, le caméléon génial nous offre une nouvelle fois un travail de titan, soigné, beau, magnifique. Ca faisait longtemps que les X-Men n’avaient pas été aussi beau dans un style classique (depuis Alan Davis ?).

Les dessinateurs fill-ins sont tout aussi doués : David Marquez, David Lafuente, Brandon Peterson, Mahmud Asrar, ils assurent grave !

Car oui, All New X-Men est un classique. Un classique moderne même.

Concernant l’histoire, pas de spoil, simplement du plaisir, un grand moment, en ratez pas le train en marche.

On avait pas pris autant de plaisir à lire les X-Men depuis les Uncanny X-Men de Marc Silvestri et Jim Lee je pense. C’est vraiment superbe !

Le 1er tome d’All New X-Men sort le 26 Mars 2014

Découvrez All New X-Men tome 1

 

 

Idée Cadeau : John Tiffany

Le polar est un sujet évident en BD car il permet tout. Si vous aimez les écrits d’Ed Brubaker (Criminal, Fatale, Scène de Crime…), vous le savez, ce genre offre des possibilité immenses : des héros stéréotypés capables de tout, des situations improbables, des aventures qu’on aimerait vivre en secret, du courage à revendre, des coups de poings qui ne font pas mal, des sex-symbols à la pelle, bref tout les ingrédients qui font la réussite des films de gangsters : l’argent facile, les filles, l’action, le suspense…

John Tiffany est un chasseur de prime recherché, et il n’a que 4 amis. Devenu l’objet d’une traque inattendue, il doit se poser les bonnes questions sur l’identité de celui ou celle qui l’a trahi.

Prévu en 4 tomes, cette aventure menée à 100km/h nous emporte avec elle comme une apnée : John Tiffany se lit d’une traite, comme une course contre la mort. Le scénario de Stephen Desberg (Le Scorpion, IRS, Gipsy…) est ficelé comme un bon jambon, c’est malin, précis, vif et juste. Coté dessin, c’est l’orgie, avec la redecouverte d’un artiste essentiel : Dan Panosian, un mauvais encreur biberonné chez Marvel devenu un mauvais dessinateur sous l’aile de Rob Liefeld (sur les 3 premiers épisodes de Prophet en 1993), mais qui a su se réiventé pour devenir un très grand dessinateur : ses filles sont sexy, ses héros sont massifs, ses scènes d’action sont explosives, et les courses de voitures sont dantesques. Bref, un génie.

John Tiffany est la bonne surprise de la rentrée. Vivement le tome 2

Découvrez John Tiffany tome 1

Découvrez le sketchbook de Dan Panosian

Idée Cadeau : Batman : Sombre Reflet

Avant La Cour des Hiboux, Urban Comics a publié une superbe saga de Batman en 2 parties : Sombre Reflet, sur un scénario du même Scott Snyder et des dessins de Jock et Francesco Francavilla.

Cette saga se passe avant le relaunch de DC et met en scène Dick Grayson (Nightwing) dans le rôle de Batman.

C’est sur ces épisodes que Snyder a commencé à imposer sa griffe sur la série. Très vite, il s’est approprié Batman et l’a rendu vivant, il se l’est approprié, pour le rendre crédible et puissant. De la noirceur de son récit est né une formidable saga qui est déjà dans toutes les mémoires, c’est ce qu’on appelle un Instant Classic, des épisodes modernes que le public adore, dans lequel il reconnait tout de suite le talent. Dans cette entreprise, Snyder a eu la chance d’avoir deux dessinateurs de génie pour mettre en image sa vision folle du héros de Gotham : l’incroyable Jock et le formidable Francesco Francavilla, qui ont su apporter une ambiance sombre et glauque à un récit maitrisé. Une saga à découvrir ou redécouvrir si vous aimez le chevalier noir, plus accessible que le Batman de Morrison, plus riche que celui de David Finch, c’est une réussite à tout point de vue.

Vous êtes en manque de Batman ?

Lisez Sombre Reflet !

Découvrez Batman : Sombre Reflet tome 1

Découvrez Batman : Sombre Reflet tome 2

Idée Cadeau : Tale of Sand

Je dois vous avouer que je me suis lassé de la BD Franco-Belge dite intello genre Air Libre Dupuis, et que le terme  »roman graphique » m’insupporte au plus haut point (ce mot a été créé aux USA pour sortir les comics de l’étiquette « lectures pour crétins boutonneux » dans les années 80 à l’époque ou les comic books ou les funny books étaient réservés à une frange obscure de la jeunesse Américaine). J’ai tendance à trouver ces BD prétentieuses et élitiste, comme si elles tendaient à nous dire que les superslips c’était pour les débiles, et qu’il était temps de grandir un peu. Et puis j’en ai eu marre de payer pour des essais qui n’étaient que des essais, souvent nombrilistes, trop auto-biographiques, qui au final nous tombaient des mains, pour finir sous la poussière d’une étagère Billy bien courageuse. En disant ça je pense à des gens comme Graig Thompson, auteur du génial Blankets, mais dont le reste de la carrière n’est qu’une succession de pages ennuyeuses (Un Américain en Ballade, Habibi…).

Alors je me méfie des classiques à lire absolument, recommandés par Télérama, les reportages de guerre, les adaptations du nouveau testament, les Joe Sacco et autres Robert Crumb. J’ai besoin d’air frais. Alors je passe certainement à coté de chefs d’oeuvres, mais pas toujours, car de temps en temps j’écoute la rue, ce qu’elle me dit, et ses conseils sont parfois très bons. C’est ainsi que j’ai par exemple découvert Asterios Polyp de David Mazzucchelli, un chef d’oeuvre comme il y en a peu, et que j’ai découvert cette semaine : Tale of Sand de Ramon K. Perez.

Tale of Sand est une claque, un seau d’eau froide le matin au réveil, une experience unique, une lecture incroyable.

Adapté d’un scénario jamais tournée de Jim Henson (le papa de Sésame Street et des Muppets), Tale of Sand est un voyage unique, à la fois poétique et délirant, l’histoire suit la quète d’un homme dans un désert pas comme les autres, il fuit une menace qui le rattrape sans arrêt. Chaque étape est une succession de scènes incroyables qui s’emboitent les unes aux autres comme dans une partie de Tetris sans faux pas. Tout est travaillé, les rebondissements, les transitions, le rythme, la narration, tout est parfait.

L’adaptation est signé Ramon K. Perez, le nouveau dessinateur de Wolverine & The X-Men, à l’aise dans chacune des pages, cet homme sait tout (bien) dessiner, c’est maitrisé de bout en bout, c’est à couper le souffle, c’est magistral. Il y a du Mazzucchellli dans les mains de cet homme, je ne connaissais pas on nom il y a 2 mois, pourtant cet homme est un génie.

Tale of Sand est une BD qu’on dévore, et qu’on a envie de relire quand on la referme. A découvrir d’urgence.

Faites moi confiance, lisez Tale of Sand :

Découvrez Jim Henson’s Tales of Sand

Projets Manhattan est le nouveau Planetary

Ce week-end j’ai lu avec délectation Projets Manhattan de Jonathan Hickman et Nick Pitarra. Je n’attendais rien de ce titre et j’ai été séduit. Plus que ça, je l’ai dévoré.

Le point de départ de Projets Manhattan, c’est la grande opération lancée par le gouvernement Américain pour recruter les meilleurs scientifiques (dont Einstein) pour créer la première bombe atomique, celle qui est tombée sur Hiroshima. Mais Jonathan Hickman n’étant pas Max Gallo, il a opté de jouer avec cette grande Histoire pour raconter son histoire, celle d’un groupe de scientifiques tous plus barrés les uns que les autres dans un monde qui pourrait être le notre, mais qui nous cache des choses, notamment tout ce qui porte sur le surnaturel et les Aliens : bienvenue dans Projets Manhattan, une fantstique plongée dans le XXeme Siècle sous un angle barré, un peu comme dans Planetary, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

Car oui, Projets Manhattan ressemble à Planetary, et c’est un compliment. En effet, Planetary, c’est culte, et c’est surtout l’œuvre d’un génie : Warren Ellis. En se lançant dans Projets Manhattan, Hickman aurait pu se tirer une balle dans le pied, au contraire il en ressort une histoire dense, riche et maitrisée, Hickman est un génie, il vient de nous le prouver.

Chaque case de Projets Manhattan est confite d’idées géniales, de concepts étonnants et de pistes nouvelles, c’est une claque totale, une vraie surprise, un plaisir de lecture comme il y en a peu. Une vraie expérience et un vrai succès pour Hickman et Pitarra, deux auteurs qu’il faudra suivre de près.

Ne laissez pas passer le train, c’est une merveille. Bravo Delcourt Comics pour cette trouvaille.

Du coup j’ai couru acheté Red Wing sur lequel j’avais fait l’impasse (par les mêmes auteurs), j’étais en manque.

Du talent à l’état pur.

Découvrez Projets Manhattan tome 1

Découvrez Red Wing

Coup de Coeur : Lastman !

Je ne lis pas de Manga, mais je lis du Bastien Vives. C’est donc tout naturellement que j’ai acheté Lastman tome 1, un manga made in France fabriqué en studio par Balak, Vives et Sanlaville.

Depuis 20 ans, on ne compte plus les vaines tentatives de faire du Manga en France avec des dessinateurs imitant un style sans jamais y parvenir. Avec Lastman, KSTR semble avoir trouvé la clé du coffre.

LASTMAN reprend le concept et le format du manga produit à la chaine, en N&B et offre une histoire originale qui baigne dans la culture manga, avec ses codes, ses combats, ses tournois, et son humour impeccable.

Le résultat est redoutable : Lastman se dévore de la première à la dernière page, c’est drôle, dynamique, les personnages sont cools, les dialogues sont extras, c’est une vraie réussite et un gros coup de cœur. Un plaisir de lecture garanti !

Seul défaut, c’est trop court, mais heureusement le tome 2 sort en Juin.

Deux versions sont dispos, une simple à 12€ et l’autre collector vendue sous blister avec une couverture chromium et un sticker inédit (autour de 18€).

Bref, lisez Lastman !

Découvrez Lastman tome 1

Découvrez Lastman Deluxe tome 1

Le tome 2 arrive déjà le 12 Juin :

Découvrez Lastman tome 2

Découvrez Lastman Deluxe tome 2

N’achetez pas Nightfall !

Je ne le dis pas souvent, mais n’achetez pas Nightfall !!

Pourquoi ?

- Parce que cette semaine j’ai annoncé la sortie de ce titre pensant prendre autant de plaisir qu’avec BADASS et que j’avais oublié ne serait-ce que de l’ouvrir (depuis je l’ai lu), et que je regrette tellement c’est nul.

- Parce que c’est mon rôle de vous guider dans vos choix de lecture et que là, il n’y a rien à garder.

- Parce que ce n’est pas un comics, ni même un french comics, c’est une vague BD de lycéen amoureux sur des thèmes déjà vus / déjà lus sans aucune originalité.

- Parce que le dessin est amateur au plus haut point, et qu’on a l’impression de lire en ligne une mauvaise page sur le site 30 jours de BD.

- Parce que ca coute 15€ et que vous avez mieux à acheter.

Nighfall est une BD indigne d’un éditeur comme Delcourt, c’est une honte d’avoir osé mettre le mot comics dessus, j’ai honte pour eux, ce n’est en aucun cas un comics ni même une bonne BD. Si le reste de la collection Comics Fabric est du même tonneau, l’aventure va s’arreter très vite.

Nightfall est un titre qui fait du mal aux comics.

S’il vous plait, passez votre chemin, gardez vos sous, et achetez des bons comics plutôt que cette bouse.

Le mot « comics » n’est pas une poubelle de table dans laquelle on met les restes.

Bad Ass

Delcourt Comics lance sa collection de french comics (Comics Fabric) avec le lancement de Bad Ass, un premier titre signé Herik Hanna, déjà scénariste de Void 01 de Sean Phillips.

L’idée est de proposer des Super-Héros Made in France avec la sensibilité Française et une approche latine, tout en respectant les codes du comics et ses formats (96 pages pour le tome 1). La seconde idée est de sortir le French Comics du fanzinat dans lequel il semblait se complaire depuis des années.

J’ai lu Bad Ass pour vous et j’ai été vraiment surpris par le ton et la qualité des dialogues. Bad Ass, c’est une produit hybride entre Kick-Ass, Deadpool et Spider-Man tant le titre oscille entre bons mots, grosses vannes, action et violence. Une vraie réussite qui arrive à proposer un vrai comics made in France sans copier-coller un modèle existant et qui existe en tant que tel. Les dialogues sont bons, c’est très agréable à lire, et on a envie de connaitre la suite. Seul le dessin un peu jeune par moment semble perfectible, mais dans l’ensemble, c’est un coup de maitre.

Disponible partout !

Découvrez Bad Ass tome 1

Les saisons de Superman

Les meilleures histoires de Superman sont celles qui racontent ses origines. Tous les grands auteurs s’y frottent à un moment de leur carrière (Grant Morrison, Geoff Johns, Mark Waid, Ed McGuinness, Gary Frank, Leinil Yu, JMS, Shane Davis, Rags Morales, Andy Kubert…).

Superman : les Quatre Saisons a une saveur toute particulière puisque c’est signé Jeph Loeb et Tim Sale de la grande époque (après Batman Amère Victoire, avant Daredevil Jaune).

Quatre chapitres, quatre saisons pour découvrir la première année de Superman de Smallville à Metropolis, ses débuts hésitants et la naissance d’un héros. Un récit émouvant, plein de tendresse et de poésie (dans les pages de Smallville) et d’action quand il devient celui qu’il était voué à devenir.

Une des meilleures histoires de Superman jamais écrite.

Disponible chez Panini en VF pour encore 3 mois.

Découvrez Les Saisons de Superman

Idée Cadeau : Masqué !

La France aime les super-héros et n’a jamais été avare de créations propres. De Fantax à Mikros, à toutes les époques, nos auteurs ont voulu donner vie à ces êtes surhumains qui fascinent et qui passionnent.
Qu’elle soit amateur ou professionelle, la production a toujours été au rendez-vous, souvent en dent de scie, mais animée par une passion toujours dévorante.
Dans cette galaxie, rares sont les exemples de séries maitrisées, avec un vrai point de vue, et executées comme il se doit. Car à trop singer les comics Marvel, on se perd. Il faut donner un ton à ces super-héros, héritiers de la BD Franco-Belge et de la rencontre d’autres cultures.
Ca, Serge Lehman, scénariste de Masqué l’a bien compris. Il ne suffit pas de copier coller les codes du comics, il faut les adapter. Déjà dans la Brigade Chimérique, sa précedante BD chez l’Atalante, il avait su nous séduire par sa maitrise de l’histoire, des codes, et du genre.
Avec Masqué, il nous offre une nouvelle saga riche qui assume le coté Français du Super-Héros dans la grande tradition de nos héros masqués de toujours. Masqué n’est pas une pâle copie d’un comics Marvel, c’est une BD sur le thême des super-héros dans la grande tradition de la BD classique (format, pagination), mais qui offre une histoire neuve, moderne et très riche sur un monde de demain très proche du notre où le gouvernement manipule et où les héros ont toujours existé, le tout dans une interprétation sans fausse note. C’est juste, bien écrit, respectueux, inovant et bien foutu, plus que plaisant à lire, ca se dévore.
Pour cette saga prévue en 4 tomes (pour le moment), Serge Lehman est accompagné du très talentueux Stéphane Crety, vu sur Star Wars : Agent of the Empire (chez Delcourt) qui apporte sa maitrise et son talent à cette histoire. Il est appuyé à l’encrage par Julien Hugonnart-Bert qu’on ne présente plus dans le monde des comics. Une équipe de choc pour deux tomes qui se lisent avec un vrai plaisir, si vous n’avez pas encore sauté le pas, sautez dessus.
Ne passez pas à coté de Masqué.

The Twelve, le chef d’Oeuvre de JMS

On a souvent dit que Rising Stars était le Watchmen de JMS dans son approche et son ambition. A l’usage, quand on regarde la publication chaotique du titre, le niveau très faible des dessinateurs, et les chemins pris dans cette maxi-série, le résultat déçoit souvent.

Puis vînt The Twelve, un projet qui connu les mêmes soucis éditoriaux (des délais délirants entre chaque épisodes) mais dont le ton, plus proche du Golden Age de James Robinson au final, a su apporter quelque chose de nouveau.

On a tout lu sur les héros désabusés, fatigués, sur le retour, hors du temps, décalés, anachroniques, dépassés, déprimés… Watchmen a ouvert une brèche que tous les auteurs modernes ont exploité, de Warren Ellis à Mark Millar, de Christos Gage à Mark Waid. On a aussi beaucoup lu de bouses sur des héros pulps du passé (et oubliés) remis au gout du jour (notamment chez Dynamite et Panini) sans vision autre que celle d’exploiter un catalogue sans payer de droit.

Quand JMS a créé The Twelve, il a eu à coeur de proposer une histoire cohérente, fidèle et bien battie. JMS a voulu créé un petit morçeau d’histoire, en respectant celle du Marvel Universe et de ses 70 années riches en héros et aventures. Fort de ce trésor qu’est l’histoire de Marvel, JMS a écrit une histoire sincère et riche autour de personnage qu’on aurait pu ne jamais connaitre ni aimer, et qu’on prend plaisir à suivre, avec passion, tristresse et désaroi. Car c’est la force de JMS : son écriture, son talent. En quelques scènes, il introduit ce groupe d’outcasts perdus dans une époque, manipulés, détruits. Le destin ce cette équipe de Minute Men de pacotille devient l’enjeu d’une grande histoire comme seuls les grands auteurs savent écrire. The Twelve est à ce titre un chef d’Oeuvre, maitrisé de bout en bout, servi par un grande Chris Weston au dessin.

The Twelve restera !

Découvrez The Twelve tome 1

Découvrez The Twelve tome 2

L’ascension du Gouverneur par Mlle Aurélia

L’ascension du gouverneur disponible depuis le 6 mars 2012
Editeur: Le livre de Poche
Auteurs: Robert Kirkman & Jay Bonansinga

Après avoir dévoré les comics, après avoir fondu de plaisir pour la série, lorsque le mot « fin » s’est affiché dans mon petit cerveau, l’envie morbide de continuer l’aventure walking dead m’a envahie encore une fois.

Qu’elle ne fut pas ma surprise de découvrir le roman « l’ascension du gouverneur » en format poche.
Ici, tandis que l’électricité, internet, les radios, et les smart phones fonctionnent encore, on découvre dès les premières pages un monde au début de l’épidémie. Les protagonistes Philip (appelé dans la bande dessinée « le gouverneur»), Penny sa fille, Brian son frère et deux de ses amis, tentent de survivre dans ce monde au début du chaos.

Mais qui est Philip ? Qui est le gouverneur ? Qui fut-il ?

A-t-il toujours été ce personnage cruel, sanguinolant et complexe ?

C’est en tentant de répondre à ces questions, que les écrivains décrivent au début de l’histoire un père attentif, aimant, un ami et un frère fidèle prêt à tout pour sauver les siens, en tentant de donner un peu de vie ordinaire, simple et rassurante à sa fille.

Difficile tâche, quand le monde tel que le connaissons a totalement disparu, laissant place à des « bouffeurs », des « morts vivants », des « rôdeurs », des « enragés immortels » affamés de viande fraîche et vivante.

Dès la première page, le lecteur est pris au piège dans un tourbillon macabre, coincé dans une armoire avec la petite Penny, tremblotante et apeurée… Très rapidement touché par les personnages, le lecteur vit avec eux les moments de joie passés, respire avec eux, mange avec eux, se bat avec eux et leurs rires résonnent autant que leurs cris et leur difficultés passées, ne sont rien comparées  à la cruauté des moments présents….

On comprend rapidement que si les « bouffeurs » sont une menace réelle, les vivants lâchés dans l’arène le sont bien plus. Faire sa propre guerre, devenir son propre chef et détenir de bonnes armes sont les outils nécessaires à la survie. Au fil des pages, les évènements justifient « presque » le caractère morbide et cruel du gouverneur.

Dans cette histoire, pas de place pour les poètes, pas de place pour les philosophes, pas de place pour la douceur de vivre…
La terreur , la noirceur, la peur, la faim, le froid et la puanteur seront vos compagnons de lecture…

Alors prêt à continuer l’aventure ?

Découvrez Walking Dead : l’Ascension du Gouverneur

Pour info, le tome 2 sort Walking Dead en roman est sorti :

Découvrez Walking Dead : La route de Woodbury

AvX, le bilan sans spoiler

Une critique certifiée sans spoilers.

A l’heure où les lecteurs Français vont découvrir AvX en VF, le 12ème épisode est sorti la semaine dernière (en même temps que le 6ème épisode d’AvX Versus), il conclue ce crossover massif qui changera Marvel à tout jamais (ou du moins pour les 12 prochains mois).

Que faut-il en penser ? Voici mon avis sur la question.

Après une succession de crossovers paresseux (Secret Invasion, Fear Itself…) Marvel a décidé de redresser la barre et de frapper fort. Quesada et Alonso ont fait appel aux grands noms de la maison des idées : Bendis, Aaron, Brubaker, Coipel, Kubert et j’en passe pour une maxi-série en douze parties.

Le but : une nouvelle fois tout chambouler.

Perplexe, les fans hardcore ont fait la moue avant de se ruer sur les premiers numéros et de faire d’AvX un succès.

Sans spoiler l’histoire et son dénouement, les X-Men et les Avengers s’opposent et s’affrontent autour du danger que représente Hope Summers et la menace du retour du Phénix.

Que reste-t-il d’AvX ?

AvX est un excellent crossover très bien mené, très bien conduit, et très bien édité. Douze numéros de qualité avec des artistes impressionnants (Coipel et Kubert au sommet de leur art), beaucoup de pages (certains épisodes dépassent les 40 pages), beaucoup de choses, et nos héros face à leurs choix, des grands moments, des grand combats, bref le cocktail est délicieux.

Si John Romita Jr semblait fatigué sur ses derniers numéros, les autres artistes ont assuré. Coté couverture, Jim Cheung a encore été impecable, comme dans ses pages dans AvX Versus #6 (magnifiques).

On avait peur que l’addition de scénaristes nuise au projet, tous sont au rendez-vous, même le très ennuyeux Jonathan Hickman, comme s’il avait été porté par le projet. AvX est un crossover appliqué qui ne dénature pas les personnages, c’est logique, tout est bien ammené pour que le lecteur ne crie pas au scandale, et les liens avec House of M et tout ce qui a pu être dit depuis 10 ans est fait. La boucle est vraiment bouclée, sans foutage de gueule.

AvX est une vraie réussite avec des grands moments d’héroïsme, d’émotion et d’action, c’est maitrisé, les dialogues sont percutants, et on retrouve les personnages du Marvel Universe tel qu’on les aime, avec leur personalité, leurs défauts et leurs qualités.

Un crossover vivemment recommandé.

Découvrez Avengers Vs X-Men en TPB

Découvrez AvX Versus en TPB

Découvrez Avengers Vs X-Men en HC

La Brigade Chimérique

Avant Masqué, Serge Lehman a écrit : La Brigade Chimérique, une saga en 6 volumes format comics parus chez l’Atalante. L’éditeur a fait le choix à l’époque de sortir les 6 tomes en moins d’un an pour rappeler le rythme de parution américain. Coté dessin, on a retrouvé un style proche de celui d’Hellboy. Question thématique et respect du genre, ce fût une réussite. Entre nostalgie et  golden age, la série a construit un univers cohérent et riche, peuplé de héros crédibles et fidèle. Un coup d’essai transformé en coup de maitre, et une BD à (re)découvrir pour ceux qui seraient passés à coté à l’époque.

Si vous avez aimé Masqué, vous allé adorer La Brigade Chimérique.

Découvrez la Brigade Chimérique tome 1

Découvrez la Brigade Chimérique tome 2

Découvrez la Brigade Chimérique tome 3

Découvrez la brigade Chimérique tome 4

Découvrez la Brigade Chimérique tome 5

Découvrez la Brigade Chimérique tome 6

A priori, une intégrale serait en chantier :

Découvrez l’intégrale de la Brigade Chimérique

Wolverine & The X-Men : Quelle Surprise !

Vous trouvriez les X-Men ronflants ?

Comme moi, vous n’aviez pas lu un bon épisodes des X-Men depuis des années ?

Changez d’avis sur les X-Men, lisez Wolverine & The X-Men !

2 épisodes au compteur et déjà le sentiment d’avoir lu quelque chose de différent, de bien, de bon. Wolverine & The X-Men, c’est une recette qui marche : un comics bien écrit avec de bonnes idées, une construction narrative interessante, et des dialogues au poil. Un dessin superbe, inspiré et maitrisé, comme souvent chez Chris Bachalo. Plus qu’une véritable suprise, c’est un bon comics que je vous recommande. Jason Aaron et Chris Bachalo forment un duo incroyable, les deux premiers épisodes sont excellents et donnent envie d’en lire plus. Vivemment la suite, avec plus de Quentin Quire, plus de Kitty Pryde, plus de Iceman, et surtout l’arrivée ds le #4 de Nick Bradshaw au dessin, le second dessinateur de la série a envie d’en découdre, bref on est assuré de quelques bons mois de lecture en perspective.

Les X-Men n’ont pas été aussi bon depuis très longtemps.

Ne vous privez pas d’un bon comics lisez Wolverine & The X-Men.

Découvrez Wolverine & The X-Men #2

Que penser de Holy Terror ?

Hier, j’ai recu et lu Holy Terror de Frank Miller son premier Graphic Novel depuis des années. On le sait, Miller n’est plus le visionnaire qu’il a été, et ses récents travaux ont divisé la critique et le public (Sin City : Hell & Back en comics, The Spirit au cinéma).

On attendait donc de pied ferme le nouvel opus de Miller, comme pour nous rassurer.

Graphiquement, c’est au même format que 300, à l’Italienne, et c’est dans la veine de ce vers quoi le style de Miller tendait depuis des années. Un style cassé, des ombres, de la lumière, des splash pages, des petites cases, le texte toujours bien placé dans la page, son trait est maintenant devenu une marque de fabrique. C’est beau, parfois confus, plein d’energie, mais beau.

Coté histoire, on le sait, Holly Terror devait être s’appeler Batman Vs Al Qaida. Quand on lit Holly Terror, c’est une evidence, Miller a en effet changé d’avis en cours de route : The Fixer est Batman, Cat Bugglar est Catwoman, et Empire City est Gotham, aucun doute là dessus. Je dirais même que The Fixer est le Batman de DKR (pas DK2) : massif, puissant, bourru et bourrin, c’est lui.

Le pitch est simple : Empire City est victime d’une attaque terroriste, The Fixer décide d’intervenir.

Coté polémique, certains vont accuser Miller de faire une BD contre les arabes du monde entier. Quand on lit Holy Terror, c’est pas ce qu’on lit. C’est un comics post-11 Septembre qui devait s’appeler Batman Vs Al Qaida, et donc The Fixer part en guerre contre les terroristes. Je pense qu’il faut faire fî de toute polémique, il n’y a pas de racisme primaire dans Holy Terror, c’est juste l’histoire d’un justicier qui combat les terroristes après l’attaque de son pays. Ces terroristes auraient pu être Bosniaques ou Français, l’important dans Holy Terror, c’est avant tout le message (un homme en guerre contre le terrorisme, la vraie mission d’un super-héros qui combat le vrai mal absolu et pas des clowns déguisés). Après on peut y voir ce qu’on veut mais ce n’est pas le propos, je ne pense pas que Miller ait voulu mettre du l’huile sur le feu, il a voulu raconter une histoire de Batman dans un monde moderne dans l’esprit de DKR, et à ce point de vu, c’est une réussite. Certains y verront une déclaration de guerre contre les Musulmans, je crois qu’ils font fausse route. Holy Terror est au dessus de tout ça.

Il faut prendre Holy Terror comme un excercice de style, un gros kiff. Frank Miller s’est fait plaisir et à offert à son public une oeuvre forte sur un sujet qui visiblement lui tenait à coeur. Graphiquement, il a essayé des choses, et le livre est magnifique, les noirs sont beaux, les couleurs sont parfaites, bref, c’est une vraie experience de lecture, une nouvelle leçon signée Frank Miller.

Découvrez Holy Terror (et faites vous un avis).

Idée Cadeau #15 : Kill Your Boyfriend

Retour sur  Kill Your Boyfriend de Grant Morrison et Philip Bond sorti en Mai 2011 chez Panini Comics / Vertigo. Je n’avais jamais lu ce classique et je dois vous dire que j’ai adoré, ce petit comics d’une cinquantaine de page est une merveille.

Quand l’auteur de Batman Inc. rencontre le dessinateur de Deadpool et X-Statix, ca donne un récit d’une richesse et d’une beauté sans pareil. Il y a plus d’idées dans une page de Kill Your Boyfriend que dans l’intégrale d’Ultimate Fantastic Four : ce comics est intelligent, bien écrit, plein de mille trouvailles et de petites idées. La narration est incroyablement innovante et plaisante, c’est un vrai plaisir de lecture. Philip Bond est au meilleur de sa forme et nous offre un travail soigné qui colle parfaitement au récit. La traduction est nickel (elle est signée Alex Nikolavitch, c’est normal).

Kill Your boyfriend raconte les aventures d’une ado qui veut que ca vie change, elle recontre un garçon aux méthodes radicales qui va littéralement tuer son petit ami et changer sa vie. C’est un comics drôle, violent, sexy, reservé à un public adulte.

Bref Kill Your Boyfriend est un chef d’oeuvre.

Découvrir Kill Your Boyfriend d’urgence !