Coup de Coeur

The Ultimates

La saga de 26 épisodes (deux saisons de 13 épisodes) de Mark Millar et Bryan Hitch, pierre fondatrice des Avengers au cinéma, revient au format Deluxe dans toutes les bonnes librairies.

Sortie en 2000, cette relecture moderne et musclée des Avengers de papa a dynamité une série qu’on croyait vieillissante (c’était avant les New Avengers de Bendis et Finch). Des personnages torturés, des héros pas si glorieux, des comportements d’enfants gâtés, des névroses à revendre, c’est une équipe mal dans sa peau et en phase avec son époque que Millar a rassemblé : Captain America est un vieux réac qui ne comprend pas le monde dans lequel il évolue, Iron Man est un mégalomane alcoolique qui se tape les starlettes de l’époque (Jessica Biel, quelqu’un se souvient ?), Hank Pym est un mari violent, Thor est un militant beatnik écolo et lunatique, Hawkeye est un sadique, Hulk est un obsédé sexuel… Bref une vision « réaliste » de héros surmédiatisés et populaires, radicaux et violents, égoïstes et profiteurs. Mais une menace les fera se rassembler… et grandir.

Un coup de poing dans la mythologie Marvel, par un Mark Millar en roue libre depuis le succès d’Authority, et un Bryan Hitch au sommet de son art.

Là où Panini ne nous fait pas plaisir, c’est que rien n’a été corrigé, les 2 saisons d’Ultimates sont toujours éditées en 3 volumes (là où deux volumes aurait été nécessaires) avec des épisodes bouche-trou dispensables pour remplir les pages (des annuals, des épisodes de Ultimate Team-up, des épisodes dessiné par Steve Dillon ou Phil Hester, bref pas terribles…) et assurer trois actes d’achat au lieu de 2.

- Le 1er tome comprend l’intégralité de la première saison (les 13 épisodes)

- Le 2nd tome comprend les 6 premiers épisodes d’Ultimates 2

- Le 3ème tome comprend les 7 derniers épisodes d’Ultimates 2.

Malgré ce surcout et le fait que la saison 2 soit coupée en 2, ca reste une formidable lecture. La suite (Ultimates Saison 3 et Ultimatum) est publiée dans l’album Ultimatum.

Découvrez The Ultimates tome 1

Découvrez The Ultimates tome 2

Découvrez The Ultimates tome 3

Découvrez Ultimatum

Daredevil : End of Days

Retour sur Daredevil : End of Days (lu pour ma part en VO dans un magnifique album) et je dois vous dire que j’ai pris une claque.

Quel plaisir les enfants !

J’adore Daredevil. J’ai débuté Daredevil (tard) avec les épisodes de Kevin Smith et Joe Quesada, j’ai adoré chaque minute et chaque épisode passé à lire les épisodes de Bendis et Maleev, puis ceux de Brubaker et Lark. Aujourd’hui je me régale des épisodes de Waid et Samnee, tout en ayant puisé dans ce riche passé et en faisant l’aquisition au fil des ans des 2 Omnibus de Frank Miller et Klaus Janson, mais aussi du très beau Daredevil Father de Quesada, sans oublier les 4 Omnibus de la période Bendis / Brubaker qui trônent dans ma collection. J’ai également une vraie affection pour des sagas comme Man of Fear (Miller / JRjr) et Daredevil Yellow (Jaune, de Loeb et Sale). Bref j’adore Daredevil.

Ce personnage est à part chez Marvel, c’est certainement le plus riche, le plus intéressant, et le moins mal traité éditorialement (pas physiquement) depuis 50 ans.

Je n’avais pas d’avis sur End of Days avant de le lire, et pas vraiment envie de le lire, car souvent, les projets qui accouchent dans la douleur se font au profit de l’intérêt qu’on leur porte. Et puis dans la collection The End chez Marvel, je n’ai jamais lu quoi que ce soit de valable.

Daredevil : End of Days est l’exception qui confirme la règle !

L’histoire est simple, Daredevil se fait tuer en public dès les premières pages mais laisse un mystère autour de sa vie. En effet, personne ne l’a vu ni croisé depuis plus d’un an avant sa mort, que ce soit ses amis d’avant, ses compagnes, même ses ennemis. Son dernier mot est « Mapone« , et il semble que personne ne sache qui ou quoi se cache derrière.

Ben Urich décide de mener l’enquête et va fouiller dans le passé du héros. Il ira à la rencontre de tous les personnages principaux de la série des époques Miller / Nocenti / Bendis / Brubaker. Nous verrons ce qu’ils sont devenus, et les liens qu’ils avaient avec Matt Murdock. Une véritable thérapie et ce plaisir de retrouver ces personnages secondaires qu’on a aimé. Pour cela, Daredevil : End of Days fait du bien.

Cette mini-série nous plonge dans tout ce qu’on aime chez Daredevil : les personnages secondaires qu’on a un plaisir fou à retrouver ici. C’est une sorte de réunion de famille qui retrace en filigrane la vie d’un héros qu’on adore et dont le destin nous a toujours passionné. Car DD End of Days est écrit avec passion, par des gens qui aiment le personnage plus que tout. On a l’impression de revivre et d’avoir été témoin de ces tranches de vie, et pour cela, le récit mélange émotion et nostalgie. DD end of days se dévore, car on veut savoir ce qui s’est passé toutes ces années dans la vie ce personnage, et que notre cœur bat pour lui.

Une enquête soigneusement menée par des auteurs très inspirés (je n’en dis pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir), avec Brian Michael Bendis et David Mack au scénario (toujours aussi bons et efficaces) et des dessins somptueux de Klaus Janson, Bill Sienckiewcz, Alex Maleev et David Mack, une dream team qui fait rêver pour un classique moderne autour de DD. Le genre de bouquin qui restera et dont on parlera longtemps.

Daredevil : End of Days est une réussite, n’hésitez pas plus longtemps.

Aux USA, la série est éditée en intégrale hardcover (format Deluxe) ce qui procure un plaisir de lecture sans coitus interruptus, en France Panini a décidé de couper le récit en deux volumes à paraitre dans la collection 100% pour mieux facturer 3 actes d’achats (car le Deluxe verra le jour en cas de succès, soyez-en sûrs).

Disponible en intégrale en VO :

Découvrez Daredevil : End of Days HC (Book Dep)

Découvrez Daredevil : End of Days HC (Amazon)

Disponible en VF chez Panini en 2 parties :

Découvrez Daredevil End of Days tome 1

Découvrez Daredevil End of Days tome 2

Coup de Coeur : Clone !

Il y a des lectures qui vous transportent et qu’on dévore. Le temps s’arrête, et on ne veut qu’une chose, tourner la page suivante, la lire. Je n’avais pas prévu de lire Clone, je ne savais même pas ce que c’était il y a quelques jours. Et puis le nom de Juan José Ryp m’est apparu sur la couverture. J’ai adoré Juan José Ryp sur des séries comme Black Summer ou No Hero. Un dessin qui titre vers Geof Darrow et Frank Quitely, moins fin, mais plus rapide, efficace et précis.

Clone raconte le destin d’un futur père de famille qui voit sa vie basculer en quelques instants quand il rencontre ses sosies et que sa femme enceinte se fait kidnapper. Certains de ses clones veulent sa peau, d’autres vont l’aider. Mais combien sont-ils ? Qui est le mâle Alpha ? Pourquoi ont-ils été clonés et qui est responsable ?

Une histoire racontée à 100 km/h qui ne laisse pas de place au repos, on lit ce comics d’une traite, sans respirer, on veut savoir ce qu’il va se passer, une construction sans faute, des dessins effaces, bref tous les ingrédients d’une bonne série sont là.

La dernière fois que j’ai pris une telle claque, c’était avec Luther Strode.

Si vous écoutez mes conseils, lisez Clone, vous allez adorez :

Découvrez Clone tome 1

Si vous aimez Juan José Ryp :

Découvrir Black Summer

Découvrir No Hero

 

Coup de Coeur : Luther Strode

Attention Coup de Coeur.

Ca faisait des années que je n’avais pas lu un comics aussi frais, gore et joussif.

Luther Strode est une vraie découverte, une perle comme il en existe peu dans l’industrie des comics.

Justin Jordan (le scénariste) part d’un scénario simple (un gringalet un peu nerd devient un super-héros hyper fort) et tourne son récit en un comics d’action, d’humour et de boucherie – charcuterie comme on en voit pas souvent dans les comics (certains bains de sang rappellent des combats hyper violents d’Invincible).

Coté dessin, c’est une claque : Tradd Moore est un futur grand, son trait dans la veine de celui de Ryan Ottley (Invincible) en plus cartoony est un délice. Il prend un malin plaisir à dessiner avec minutie les dents cassées et les projections de sang. C’est vif, dynamique, frais et maitrisé, bref un vrai régal. Ne vous fiez pas à la couverture signé d’un autre, le dessin de Moore est superbe.

Bref, vous voulez lire un bon comics, lisez Luther Strode (faites moi confiance).

Le second tome arrive le 2 mars 2014

Découvrez Luther Strode tome 1

Découvrez Luther Strode tome 2

Idée Cadeau : John Tiffany

Le polar est un sujet évident en BD car il permet tout. Si vous aimez les écrits d’Ed Brubaker (Criminal, Fatale, Scène de Crime…), vous le savez, ce genre offre des possibilité immenses : des héros stéréotypés capables de tout, des situations improbables, des aventures qu’on aimerait vivre en secret, du courage à revendre, des coups de poings qui ne font pas mal, des sex-symbols à la pelle, bref tout les ingrédients qui font la réussite des films de gangsters : l’argent facile, les filles, l’action, le suspense…

John Tiffany est un chasseur de prime recherché, et il n’a que 4 amis. Devenu l’objet d’une traque inattendue, il doit se poser les bonnes questions sur l’identité de celui ou celle qui l’a trahi.

Prévu en 4 tomes, cette aventure menée à 100km/h nous emporte avec elle comme une apnée : John Tiffany se lit d’une traite, comme une course contre la mort. Le scénario de Stephen Desberg (Le Scorpion, IRS, Gipsy…) est ficelé comme un bon jambon, c’est malin, précis, vif et juste. Coté dessin, c’est l’orgie, avec la redecouverte d’un artiste essentiel : Dan Panosian, un mauvais encreur biberonné chez Marvel devenu un mauvais dessinateur sous l’aile de Rob Liefeld (sur les 3 premiers épisodes de Prophet en 1993), mais qui a su se réiventé pour devenir un très grand dessinateur : ses filles sont sexy, ses héros sont massifs, ses scènes d’action sont explosives, et les courses de voitures sont dantesques. Bref, un génie.

John Tiffany est la bonne surprise de la rentrée. Vivement le tome 2

Découvrez John Tiffany tome 1

Découvrez le sketchbook de Dan Panosian

Idée Cadeau : Tale of Sand

Je dois vous avouer que je me suis lassé de la BD Franco-Belge dite intello genre Air Libre Dupuis, et que le terme  »roman graphique » m’insupporte au plus haut point (ce mot a été créé aux USA pour sortir les comics de l’étiquette « lectures pour crétins boutonneux » dans les années 80 à l’époque ou les comic books ou les funny books étaient réservés à une frange obscure de la jeunesse Américaine). J’ai tendance à trouver ces BD prétentieuses et élitiste, comme si elles tendaient à nous dire que les superslips c’était pour les débiles, et qu’il était temps de grandir un peu. Et puis j’en ai eu marre de payer pour des essais qui n’étaient que des essais, souvent nombrilistes, trop auto-biographiques, qui au final nous tombaient des mains, pour finir sous la poussière d’une étagère Billy bien courageuse. En disant ça je pense à des gens comme Graig Thompson, auteur du génial Blankets, mais dont le reste de la carrière n’est qu’une succession de pages ennuyeuses (Un Américain en Ballade, Habibi…).

Alors je me méfie des classiques à lire absolument, recommandés par Télérama, les reportages de guerre, les adaptations du nouveau testament, les Joe Sacco et autres Robert Crumb. J’ai besoin d’air frais. Alors je passe certainement à coté de chefs d’oeuvres, mais pas toujours, car de temps en temps j’écoute la rue, ce qu’elle me dit, et ses conseils sont parfois très bons. C’est ainsi que j’ai par exemple découvert Asterios Polyp de David Mazzucchelli, un chef d’oeuvre comme il y en a peu, et que j’ai découvert cette semaine : Tale of Sand de Ramon K. Perez.

Tale of Sand est une claque, un seau d’eau froide le matin au réveil, une experience unique, une lecture incroyable.

Adapté d’un scénario jamais tournée de Jim Henson (le papa de Sésame Street et des Muppets), Tale of Sand est un voyage unique, à la fois poétique et délirant, l’histoire suit la quète d’un homme dans un désert pas comme les autres, il fuit une menace qui le rattrape sans arrêt. Chaque étape est une succession de scènes incroyables qui s’emboitent les unes aux autres comme dans une partie de Tetris sans faux pas. Tout est travaillé, les rebondissements, les transitions, le rythme, la narration, tout est parfait.

L’adaptation est signé Ramon K. Perez, le nouveau dessinateur de Wolverine & The X-Men, à l’aise dans chacune des pages, cet homme sait tout (bien) dessiner, c’est maitrisé de bout en bout, c’est à couper le souffle, c’est magistral. Il y a du Mazzucchellli dans les mains de cet homme, je ne connaissais pas on nom il y a 2 mois, pourtant cet homme est un génie.

Tale of Sand est une BD qu’on dévore, et qu’on a envie de relire quand on la referme. A découvrir d’urgence.

Faites moi confiance, lisez Tale of Sand :

Découvrez Jim Henson’s Tales of Sand

Le Jour où j’ai échangé mon père contre deux poissons rouges

Attention coup de coeur !

Sorti il y a plus de 10 ans, ce livre pour (grands et petits) enfants de Gaiman & McKean est une merveille. Les deux auteurs nous emmènent dans un délire qu’eux seuls sont capables de nous proposer, c’est tendre et fou, graphiquement sublime, tout simplement génial.

L’histoire est simple : un jour, un enfant décide d’échanger son père contre deux poissons rouges. Il change ensuite d’avis et décide de partir à la recherche de son père. Un récit poétique et tendre, presque magique.

Lisez ce livre, vous ne serez pas décu.

Découvrez Le Jour où j’ai échangé mon père contre deux poissons rouges.

Projets Manhattan est le nouveau Planetary

Ce week-end j’ai lu avec délectation Projets Manhattan de Jonathan Hickman et Nick Pitarra. Je n’attendais rien de ce titre et j’ai été séduit. Plus que ça, je l’ai dévoré.

Le point de départ de Projets Manhattan, c’est la grande opération lancée par le gouvernement Américain pour recruter les meilleurs scientifiques (dont Einstein) pour créer la première bombe atomique, celle qui est tombée sur Hiroshima. Mais Jonathan Hickman n’étant pas Max Gallo, il a opté de jouer avec cette grande Histoire pour raconter son histoire, celle d’un groupe de scientifiques tous plus barrés les uns que les autres dans un monde qui pourrait être le notre, mais qui nous cache des choses, notamment tout ce qui porte sur le surnaturel et les Aliens : bienvenue dans Projets Manhattan, une fantstique plongée dans le XXeme Siècle sous un angle barré, un peu comme dans Planetary, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

Car oui, Projets Manhattan ressemble à Planetary, et c’est un compliment. En effet, Planetary, c’est culte, et c’est surtout l’œuvre d’un génie : Warren Ellis. En se lançant dans Projets Manhattan, Hickman aurait pu se tirer une balle dans le pied, au contraire il en ressort une histoire dense, riche et maitrisée, Hickman est un génie, il vient de nous le prouver.

Chaque case de Projets Manhattan est confite d’idées géniales, de concepts étonnants et de pistes nouvelles, c’est une claque totale, une vraie surprise, un plaisir de lecture comme il y en a peu. Une vraie expérience et un vrai succès pour Hickman et Pitarra, deux auteurs qu’il faudra suivre de près.

Ne laissez pas passer le train, c’est une merveille. Bravo Delcourt Comics pour cette trouvaille.

Du coup j’ai couru acheté Red Wing sur lequel j’avais fait l’impasse (par les mêmes auteurs), j’étais en manque.

Du talent à l’état pur.

Découvrez Projets Manhattan tome 1

Découvrez Red Wing

Coup de Coeur : Asterios Polyp de David Mazzucchelli

Le dessinateur de Daredevil Born Again et Batman Year One a tourné la page des super-héros il y a quelques années pour se concentrer sur des BD plus personnelle. C’est en 2010 qu’il a offert au monde son chef d’oeuvre : Asterios Polyp publié en France chez Casterman (et récompensé quelques mois après à Angoulème).

Asterios Polyp est une aventure humaine qui suit le destin d’un architecte à travers les âges. On y découvre ses amours, ses pensées, ses angoisses et ses accomplissements dans un pavé d’une richesse graphique sans pareil. Mazzucchelli nous raconte une véritable tranche de vie d’une émotion folle.

A première vue, on pourrait croire cette BD compliquée et élitiste : elle ne l’est pas, au contraire, elle se lit d’une traite, très facilement, et on en redemande. C’est un livre qu’on dévore du début à la fin.

Car là est tout le génie de David Mazzucchelli : il nous raconte une histoire dense et graphiquement exigeante mais orientée vers le lecteur. On plonge dans Asterios Polyp comme un couteau dans du beurre, et on se régale à chaque page. Un vrai grand bonheur.

Asterios Polyp est une expérience de lecture rare.

Découvrez Asterios Polyp

Coup de Coeur : Nova de Loeb et McGuinness

Si Guardians of the Galaxy est une bonne surprise, Nova est un coup de cœur et pour plusieurs raisons :

- Le plaisir de lecture de cette nouvelle série qui se dévore. On prend un plaisir fou à découvrir ce nouveau Nova, son histoire, sa famille, son passé, sa vie, ses doutes, et à le voir devenir un héros.

- Jeph Loeb, souvent critiqué, souvent à raison, revient très en forme, comme magnifié par cette série. Il s’applique et nous propose une histoire simple mais bien écrite, bien dialoguée, bien construite, plaisante  lire. On sait que Jeph Loeb a perdu son fils il y a quelques années, ce Nova lui rend hommage (déjà par le prénom, Sam) et c’est de loin ce qu’il a écrit de mieux depuis… Ultimate X qui était excellent.

- Ed McGuinness nous avait déçu sur la fin de son run sur Red Hulk et sur X-Sanction, il revient avec l’envie de bien faire et du talent à revendre, c’est encore plus beau que ses meilleurs travaux, de loin sa plus belle réussite. On avait peur qu’il sombre dans le cartoony façon Saturday Morning Cartoon, non, il dessine des comics avec son style inimitable et maitrisé, c’est grand.

Bref Nova est une réussite, ne passez pas à coté.

Découvrez Nova (Book Depository)

Découvrez Nova (Amazon)

Coup de Coeur : Lastman !

Je ne lis pas de Manga, mais je lis du Bastien Vives. C’est donc tout naturellement que j’ai acheté Lastman tome 1, un manga made in France fabriqué en studio par Balak, Vives et Sanlaville.

Depuis 20 ans, on ne compte plus les vaines tentatives de faire du Manga en France avec des dessinateurs imitant un style sans jamais y parvenir. Avec Lastman, KSTR semble avoir trouvé la clé du coffre.

LASTMAN reprend le concept et le format du manga produit à la chaine, en N&B et offre une histoire originale qui baigne dans la culture manga, avec ses codes, ses combats, ses tournois, et son humour impeccable.

Le résultat est redoutable : Lastman se dévore de la première à la dernière page, c’est drôle, dynamique, les personnages sont cools, les dialogues sont extras, c’est une vraie réussite et un gros coup de cœur. Un plaisir de lecture garanti !

Seul défaut, c’est trop court, mais heureusement le tome 2 sort en Juin.

Deux versions sont dispos, une simple à 12€ et l’autre collector vendue sous blister avec une couverture chromium et un sticker inédit (autour de 18€).

Bref, lisez Lastman !

Découvrez Lastman tome 1

Découvrez Lastman Deluxe tome 1

Le tome 2 arrive déjà le 12 Juin :

Découvrez Lastman tome 2

Découvrez Lastman Deluxe tome 2

Idée Cadeau : Masqué !

La France aime les super-héros et n’a jamais été avare de créations propres. De Fantax à Mikros, à toutes les époques, nos auteurs ont voulu donner vie à ces êtes surhumains qui fascinent et qui passionnent.
Qu’elle soit amateur ou professionelle, la production a toujours été au rendez-vous, souvent en dent de scie, mais animée par une passion toujours dévorante.
Dans cette galaxie, rares sont les exemples de séries maitrisées, avec un vrai point de vue, et executées comme il se doit. Car à trop singer les comics Marvel, on se perd. Il faut donner un ton à ces super-héros, héritiers de la BD Franco-Belge et de la rencontre d’autres cultures.
Ca, Serge Lehman, scénariste de Masqué l’a bien compris. Il ne suffit pas de copier coller les codes du comics, il faut les adapter. Déjà dans la Brigade Chimérique, sa précedante BD chez l’Atalante, il avait su nous séduire par sa maitrise de l’histoire, des codes, et du genre.
Avec Masqué, il nous offre une nouvelle saga riche qui assume le coté Français du Super-Héros dans la grande tradition de nos héros masqués de toujours. Masqué n’est pas une pâle copie d’un comics Marvel, c’est une BD sur le thême des super-héros dans la grande tradition de la BD classique (format, pagination), mais qui offre une histoire neuve, moderne et très riche sur un monde de demain très proche du notre où le gouvernement manipule et où les héros ont toujours existé, le tout dans une interprétation sans fausse note. C’est juste, bien écrit, respectueux, inovant et bien foutu, plus que plaisant à lire, ca se dévore.
Pour cette saga prévue en 4 tomes (pour le moment), Serge Lehman est accompagné du très talentueux Stéphane Crety, vu sur Star Wars : Agent of the Empire (chez Delcourt) qui apporte sa maitrise et son talent à cette histoire. Il est appuyé à l’encrage par Julien Hugonnart-Bert qu’on ne présente plus dans le monde des comics. Une équipe de choc pour deux tomes qui se lisent avec un vrai plaisir, si vous n’avez pas encore sauté le pas, sautez dessus.
Ne passez pas à coté de Masqué.

Idée Cadeau : Fluorescent Black

Les responsables de Milady Graphics se sont largement expliqué sur le coup de frein donné à la production Comics. La raison est simple : certains titres n’ont pas DU TOUT trouvé leur public.

Parmis eux : l’excellent Fluorescent Black.

Véritable coup de coeur sur lequel je suis tombé par hasard en librairies : Fluorescent Black chez Milady Graphics est toujours dans les bacs. Il s’agit d’un magnifique album de 196 pages scénarisé par MF Wilson et dessiné par la nouvelle sensation du comics : Nathan Fox, dessinateur de Blue Estate et surtout nouveau dessinateur de Haunt. Chaque page est une merveille, c’est d’une beauté et d’une richesse graphique sans nom, un vrai beau livre !

L’histoire : À Singapour, la bio-ingénierie a partagé l’humanité en deux races : les Inférieurs et les Supérieurs. Et si vous n’avez pas la chance d’avoir un code génétique pur, il vous reste le ghetto, ses gangs, ses hybrides génétiquement modifiés, ses banques d’organes sauvages et son écosystème empoisonné. Bienvenue en 2085, année du Lapin. Bienvenue dans un avenir radieux !

Soutenez Milady Graphics tout en lisant un bon comics :

Découvrez Fluorescent Black

Idée Cadeau : Ghostopolis

Les responsables de Milady Graphics se sont largement expliqué sur le coup de frein donné à la production Comics. La raison est simple : certains titres n’ont pas DU TOUT trouvé leur public.

Parmis eux : Ghostopolis !

Ecrit et déssiné par Doug Tennapel (le créateur d’Eathworm Jim), cet énorme pavé de 270 pages se lit à toute vitesse : quand on le commence, on le termine (prévoyez du temps, donc). Narration fluide, dessins mignons, personnages forts qu’on a envie de suivre et de connaitre mieux, histoire riche, interessante, bien construite, bref c’est une merveille.

L’histoire raconte les aventures d’un chasseur de fantôme qui renvoit les spectres dans le monde des morts avec ses menottes spéciales (un peu comme dans Ghostbuster). Par erreur, il va renvoyer un petit garçon malade dans l’au-delà, et devra aller le chercher. Une fois qu’on a dit ça, il reste 230 pages d’histoire folle, de rebondissements, de découvertes, d’idées et surtout d’humour.

Ghostopolis est une petite perle comme on n’en lit pas tous les jours. C’est drôle et touchant, c’est vif, c’est malin, c’est plein de surprises et de poésie. Coté dessin Doug Tennapel puise ses sources chez les meilleurs : il y a du Graig Thompson et du Frederick Peeters dans ses pages. On y retrouve aussi un coté très Pixar, et toute la sensibilité d’un film comme Là-haut, d’ailleurs la fin devrait faire vibrer la corde sensible, moi elle m’a fait verser une larmichette.

Ghostopolis est un coup de coeur.

Découvrez-le, lisez-le !

Découvrez Ghostopolis

Le Kindle Fire sort aujourd’hui !!

Une nouvelle qui va faire mal à Apple et Samsung : Amazon lance son Kindle Fire en France, la tablette / liseuse la plus populaire aux USA débarque chez nous.

Terminé la liseuse de papa, cette fois c’est une vraie tablette complète (oeuf jambon fromage) qui peut aller sur Internet et vous trouver les meilleures applications.

L’avantage c’est son prix : entre 159€ et 199€ là où celles d’Apple et Samsung peuvent couter jusqu’à 600€ !!

Juste avant Noël, Amazon frappe fort, et ca donne vraiment envie d’essayer.

Découvrez le Kindle Fire 7 Pouces.

Découvrez le Kindle Fire HD

La Brigade Chimérique

Avant Masqué, Serge Lehman a écrit : La Brigade Chimérique, une saga en 6 volumes format comics parus chez l’Atalante. L’éditeur a fait le choix à l’époque de sortir les 6 tomes en moins d’un an pour rappeler le rythme de parution américain. Coté dessin, on a retrouvé un style proche de celui d’Hellboy. Question thématique et respect du genre, ce fût une réussite. Entre nostalgie et  golden age, la série a construit un univers cohérent et riche, peuplé de héros crédibles et fidèle. Un coup d’essai transformé en coup de maitre, et une BD à (re)découvrir pour ceux qui seraient passés à coté à l’époque.

Si vous avez aimé Masqué, vous allé adorer La Brigade Chimérique.

Découvrez la Brigade Chimérique tome 1

Découvrez la Brigade Chimérique tome 2

Découvrez la Brigade Chimérique tome 3

Découvrez la brigade Chimérique tome 4

Découvrez la Brigade Chimérique tome 5

Découvrez la Brigade Chimérique tome 6

A priori, une intégrale serait en chantier :

Découvrez l’intégrale de la Brigade Chimérique